24/01/2007

L’aberration du traitement policier et judiciaire des délits de fuite

Deux exemples :
1 : En sept 2003 : un dimanche dans Paris, à 11h30. Les policiers remarquent un homme au volant d'un véhicule volé le 29 août dernier. Ils tentent de l'arrêter mais le conducteur leur fonce dessus et manque de les écraser, avant de prendre la fuite. Arrivé dans le Val-d'Oise, l'homme est pris en chasse par une autre patrouille. A la hauteur d'Eragny, en sortant de l'autoroute A 15, il percute volontairement une voiture de police qui tente de l'arrêter et blesse un policier.

Poursuivant sa route, il fonce ensuite sur un autre véhicule de police à Taverny. Trois policiers qui se trouvaient à l'intérieur sont blessés en se cognant la tête contre le pare-brise. Deux motards prennent à leur tour le véhicule en chasse, et l'un d'eux est blessé lors de la poursuite. Le conducteur, continue sa route en empruntant l'A86. Il est finalement interpellé vers 13h00 dans une impasse à Saint-Denis par deux fourgons de gendarmerie qui le poursuivaient ainsi que par des motards de la police. L'homme âgé de 27 ans, bien connu des services de police pour vols de véhicules, a finalement été interpellé et placé en garde à vue à Saint-Denis.

2 : L'interpellation de deux jeunes gens à L'Haÿ-les-Roses en 1999 avait mobilisé 25 équipes de police. Deux jeunes gens en septembre 1999 ont essayé d'échapper à la police à bord d'une camionnette volée contenant le produit d'un cambriolage commis dans le Val-d'Oise.
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La course-poursuite fut mouvementée, les renforts ont afflué. Au total, 25 équipes de police - 16 des Hauts-de-Seine, 8 de la Seine-Saint-Denis et 1 du Val-d'Oise - ont participé à la longue course-poursuite. L'interpellation finale a été violente. Conduits au commissariat de L'Haÿ-les-Roses, les deux jeunes hommes avaient "des hématomes importants au visage", selon les termes du procès-verbal. Le premier a eu neuf jours d'incapacité temporaire de travail (ITT) ; le deuxième présentant un traumatisme crânien avec perte de connaissance, une ITT de dix jours.

D’un coté, c’est tout à l’honneur de notre société de protéger les droits des malfaiteurs. Par contre, il est ahurissant de constater que ceux-ci peuvent mobiliser jusqu’à 25 équipes de police pour simplement rattraper leur véhicule en chasse. Imaginez-vous combien de personnes ces voyous ont risqué de renverser mortellement sur leur passage : roulant à tombeau ouvert, prenant sens interdits et voies à contre sens, sans évidemment respecter quelque panneau ou feu routier que ce soit. Pourquoi donc dans ce cas les forces de police n’ont-elles pas tout simplement le droit de tirer sur tout véhicule en fuite ?

Parfois on ne les rattrape jamais, parfois ils tuent des innocents sur leur passage en fuite, parfois les truands, eux, n’ont aucun scrupule à tirer sur tout ce qui bouge. Parfois aussi, c’est tout un quartier qui se soulève parce qu’un truand pourchassé s’est accidenté et tué. Un de moins direz-vous, mais combien de véhicules brûlés, mobilier urbain saccagé, membres des forces de l’ordre blessés, argent public utilisé dans ces opérations dit de maintien de l’ordre… Manifestement, l’ordre n’est plus respecté dans des quartiers entiers, faisant la voie belle à l’extrême droite, au profond dégoût des citoyens incriminés vivant l’humiliation quotidienne de devoir se courber devant autant de petites frappes de leur quartier.

19/01/2007

Dénoncer les manquements à la loi, devoir citoyen, et non délation

La délation a mauvaise presse en France, trop de relents de la collaboration française sous l’occupation nazie. Pourtant, elle est bien utile. Elle permet de confondre les malandrins, assassins, malfaiteurs divers et hélas fort variés. En Corse, l’omerta est érigée en code d’honneur, et en cercueil si vous ne la respectez pas. En Italie (mais aussi en France), c’est aussi le fameux code d’honneur mafieux soumettant tout un pays à la dictature de la décadence, du meurtre et du mensonge, en passant par la corruption jusqu’au plus haut de l’état parfois.

C’est pourquoi en France et en Europe, on a tant de mal à ériger un fichier ADN par exemple de toutes les infractions les plus graves. Pour une fois je veux saluer là la courageuse action de Nicolas Sarkozy qui l’a tout de même fait, contre vents et marées. S’il ne faut pas poursuivre indéfiniment l’auteur d’une infraction déjà punie, il faut encore moins le laisser libre et sans punition, mais faire en sorte plutôt qu’il ne se sache en sécurité nulle part, avant même son action coupable, du fait des prodigieux progrès de la police scientifique qui saura de plus en plus souvent le punir, là où avant il pouvait espérer ne jamais payer.

Mais une autre action de la délation peut aussi rendre infiniment de services à l’ensemble de la société, donc à vous comme à moi. Il s’agit de confondre tous les coupables encore une fois, à ceci près que ceux-ci sont autrement plus redoutables que ceux allant habituellement en prison. Eux, eux, n’y vont quasiment jamais. Si leur forfait est connu, ce qui est rare, ils s’en tirent avec des procès durant des années entières, avec un non lieu le plus souvent. Vous savez, c’est le fameux : ni responsable, ni coupable !

Vous avez deviné : il s’agit de tous ces hauts responsables d’entreprises, mais plus encore ces décideurs volant, tuant sans foi ni loi, même pas celle qu’ils ont votée eux mêmes.

Il s’agit de l’amiante qui a tué durant des dizaines d’années des dizaines de milliers d’ouvriers, mais aussi d’usagers, produit que l’on refusait d’interdire alors que d’autres pays en avaient reconnu la forte nocivité quarante années auparavant. Les industriels, usant de la désinformation, lobbying, et sans doute pots de vin, ont défendu bec et ongles leur produit de mort, en tirant des bénéfices considérables.

Il s’agit du nuage de Tchernobyl qui s’arrête docilement à la frontière française, cautionné en cela par les grands spécialistes du moment, toujours en place, bénéficiant souvent de promotion de l’intelligentsia coupable et complice.

Il s’agit de tant de choses, de meurtres lents, souffrances qui auraient pu être évitées, vols de tous les français, que je mets tout mon espoir en vous. Vous qui me lisez, si d’aventure vous occupez un haut poste, ne commettez pas ces crimes contre l’humanité, même si vous savez qu’ils ne seront jamais sans doute punis. Si vous disposez d’informations confidentielles susceptibles de confondre ces moins que rien, n’hésitez pas à le faire, tout en vous protégeant bien sûr, car vous pourriez perdre tous vos biens, voire votre vie, si vous êtes découverts. Par contre, vous pourriez magnifier votre existence par ce moyen.

Si vous êtes perdu dans la masse de la population, votre action peut aussi être efficace, par des courriers aux journaux, exprimant votre avis, votre indignation ; par votre vote, blanc, ou extrémiste ; par votre travail de fourmi, vos discussions dans votre cercle relationnel qui influe sur le comportement des individus composant la société.

Pourquoi personne n’intervient plus lors d’une agression en public

Vous avez été victime d’une agression, et personne n’est intervenu, alors que bien du monde se trouvait autour de vous. Les gens ont fait semblant de ne rien voir, sont partis dès que possible, trop heureux que rien ne leur soit arrivé à eux, s’éclipsent même pour ne pas avoir à servir de témoin.
Que se passe t-il donc ? Ces gens ne comprennent-ils donc pas que le prochain agressé peut être eux, ou un de leur proche ? Auparavant, les témoins seraient intervenus. Le monde est décidément devenu bien lâche !

En fait, ce sont les hérésies constantes de la société qui la font devenir lentement folle. A force de vouloir protéger tout le monde, on ne protège plus personne. A force de vouloir faire respecter et codifier les droits de chacun, les simples devoirs de base ne sont plus remplis. A quoi bon faire respecter les droits de multirécidivistes qui n’attendent que leur énième admonestation du juge des enfants qui les laissera une cinquantième fois parfois repartir libres du fait de leur minorité légale. Ils rient bien entre eux, et n’ont peur de rien, insultent les CRS et policiers à quelques mètres d’eux, car on leur a bien expliqué que ces représentants de l’état n’étaient bons qu’à ça. Une dizaine de racailles suffisent à détruire l’ambiance d’un quartier, d’un village, voire d’une petite ville.

Si une personne veut intervenir contre eux, il trouvera un groupe constitué n’ayant rien à perdre face à elle. L’intervenant, lui, aura sa femme, ses enfants, ses biens immobiliers et mobiliers contre lesquels la racaille saura se défouler. Ni vu, ni connu. Même pas recherché d’ailleurs. Comment dans ces conditions vouloir remplir son devoir moral de citoyen ! D’autant plus que les règles de justice sont particulièrement démentes : si quelqu’un vient vous chercher noise avec ses simples poings, il ne s’agira pas de prendre un bâton ou autre arme pour lui taper dessus ! S’il fait vingt kilos de plus que vous, a de gros muscles, et l’habitude de se battre : tant pis pour vous ! Et si vous lui tapez dessus le premier, il aura à cœur de porter plainte pour coups et blessures, lui qui ne voulait rien de mal. Vous, vous êtes solvable, repérable (connu, habitation fixe, métier, biens...), lui pas forcément, est insolvable, se fiche de tout.

Si d’aventure il vient avec une arme, il vaut mieux attendre qu’il s’en serve contre vous avant éventuellement de la retourner contre lui, ou de vous servir vous même d’une arme, en supposant que vous en ayez une, ce qui est bien rare en France de la part des honnêtes gens. Il faudra bien prouver que vous étiez en état de légitime défense si vous voulez vous en sortir devant la justice.

Au delà de ces délires procéduraux, il faut bien comprendre que pour quelqu’un assistant à une agression, vous défendre alors qu’il sait pouvoir retrouver l’agresseur (et ses amis tant qu’à faire, car ces gens là sont très courageux, avec armes aussi) face à lui le lendemain de son arrestation (très hypothétique) ne risque pas de le rendre enclin à vous défendre. Il faut châtier durement toute dérive comportementale au sein de la société, lorsqu’elle porte sur un bien ou une personne. Mais faut-il encore laisser un avenir possible à ceux et celles commettant ces forfaits, commandés d’abord par une désespérance totale.

S’affirmer est essentiel pour bien vivre sa vie

S’affirmer est essentiel dans la vie, quant bien même ne voudrait-on faire aucun mal à autrui. Chacun voit midi à sa porte, est sûr d’avoir raison, en pratiquement tout, et n’hésite donc guère à dire son fait à autrui, lui passer devant à tout propos, dès lors qu’on se laisse faire. Autrui ne détient pas non plus les records de sagesse ni de probité, et il est très souvent nécessaire de le remettre à sa place.

Hélas, très souvent, notre vécu ne nous permet pas de faire face à la situation de conflit facilement. Notre entourage familial a pu écraser tout développement de notre affirmation de soi, afin de nous diriger plus facilement. Il est en effet bien plus agréable de disposer d’un enfant ne contestant pas, obéissant servilement, que d’un gamin risquant de remettre en question notre mode de vie, nos actions, pensées. Il en va de même dans notre environnement professionnel, où, de plus, le fort risque de chômage tend à nous faire baisser les bras face aux multiples manques de respect provenant autant de l’entreprise que de ses rouages humains, qui se sentent de plus en plus libres de se défouler sur leurs collaborateurs et encore plus subalternes.

Face à cette situation, qui n’est guère nouvelle en fait, il faut savoir faire face. Fréquemment, les personnes ne disent rien d’abord, abasourdies devant tel comportement insultant ou diffamatoire, ou intrusif. Puis la hargne s’accumule, et éclate à toute occasion, hors de toute pondération, souvent pour une peccadille, ou même totalement hors de propos, vous mettant en situation dangereuse face aux autres : c’est à vous qu’ils donneront tort. Cruelle ironie du jeu social, que l’on rencontre souvent.

La solution pour vous est de comprendre ce qui vous fait hésiter à vous faire respecter : est-ce ce père qui vous disait violemment de vous taire à tout propos ? Ce conjoint vous écrasant de sa vindicte continuelle ? Ce patron vous ayant pris sous sa protection à la condition de ne jamais vous entendre vous plaindre ? Ou même la crainte de faire souffrir autrui injustement, un sentiment de charité et de protection excessifs ? Les raisons peuvent être légion, et se retourneront toutes contre vous. Haro sur la faiblesse d’autrui : personne ou presque ne vous fera de cadeau. Habitués à vous manipuler à leur guise, les autres n’accepteront guère ou pas du tout un retournement de situation en leur défaveur, surtout s’il se fait violemment. A l’occasion, excédé (e), vous aurez à cœur de vous faire respecter, sortirez de vos gonds, et vous en prendrez conséquemment plein la tête. La biche se transformant subitement en lion n’est guère appréciée.

Comprenez d’abord les raisons qui vous auront poussé à courber la tête, parfois depuis des dizaines d’années ou depuis toujours, pour votre plus grande souffrance répétée au quotidien. Vous pouvez ou devrez peut être vous faire aider d’un psy, en espérant que vous en trouviez un de compétent et honnête. Puis il vous faudra vous affirmer tranquillement, c’est à dire ne faire preuve de nulle agressivité ni esprit revanchard. Ce sera très difficile au début, tout simplement parce que cette démarche ne vous sera aucunement habituelle, et vous demandera de réels efforts psychiques, violant votre personnalité de toujours.

Il ne s’agit pas d’écraser l’autre, l’insulter, mais de faire valoir vos droits, possibilités, désirs. L’énoncé tranquille et sûr de cela suffira souvent à remettre l’autre à sa place. Un collègue, voisin, ami, relation... vous demande d’exécuter une tâche que vous n’avez pas à faire : avant vous l’auriez faite la rage au cœur, maintenant vous lui dites que vous n’avez pas à la faire, à la rigueur que vous n’avez pas le temps, ou autre raison, mais le plus simple est de dire la vérité en toute quiétude d’esprit.

Il vous faut d’abord être sûr de votre bon droit, ne pas abuser de la situation, ne jamais se moquer de votre interlocuteur, bien au contraire toujours le respecter et lui permettre de sauver la face, la limite étant le respect auquel vous avez droit, et qu’il faut toujours faire assurer.

C’est peu de chose en apparence, mais vous permettra d’échapper à l’enfer du quotidien qui a pu être le vôtre. Il faudra cependant en payer le prix de l’apprentissage qui ne sera pas toujours facile, contraindre une partie de votre mentalité qui se sera accommodée de cette situation, et peut être changer certaines de vos relations avec qui vous aviez un rapport injuste de dominé.

17/01/2007

Sectes et aspiration au bonheur céleste, et sinon terrestre

Elles font le plein d’aspirants au bonheur. J’ai longtemps cru qu’il n’y avait que les imbéciles et les faibles d’esprit qui y entraient. J’étais loin de la vérité. En fait, tous les milieux sociaux et niveaux intellectuels s’y trouve représentés. Car avoir de bonnes fonctions au sein de la société ou avoir un cerveau bien rempli ne sont pas synonymes de bon sens, encore moins de bonheur plein l’esprit et le cœur. Or, ce sont ces trois composantes qui expliquent la dérive sectaire, dans l’ordre d’importance croissant.

Dieu disparaît de plus en plus de notre quotidien, le respect des autres, des lois également. L’implication au travail se fait de plus en plus faible. La cellule familiale éclate souvent, entre les enfants qui sont libres et indépendants, familles monoparentales ou recomposées, n’aidant pas au bonheur en commun, ni même au refuge familial.

Les valeurs s’en vont, et le sens qu’elles donnaient à notre vie aussi, laissant un grand vide. Notre monde change à toute allure, provoquant des pertes de reconnaissance, de repères. L’esprit à la dérive désire se raccrocher à toute force quelque part, ou sur quelqu’un. Un prince charmant, une amoureuse, souvent, cela ne dure pas longtemps face à la réalité de l’existence. Alors on se tourne vers une secte. Mais là, on n’en sort pas aussi facilement !

Le premier soin d’une secte sera de vous laver le cerveau afin de vous empêcher de réfléchir, de vous servir de votre bon sens vous recommandant au plus vite de sortir de ce guêpier. Pour cela, vous aurez à répéter toute la journée et même une partie de la nuit prières et textes appris par cœur ; vous devrez travailler, militer pour votre mouvement et donner votre argent à la secte ou travailler gratuitement pour elle.

L’objectif de la secte peut être le plaisir sexuel entre membres, ou au profit de quelques uns surtout (les responsables bien sûr), parfois usant de pédophilie, viols, contraintes psychiques ou physiques. Ce peut être également de profiter de votre argent afin que le gourou vive grassement de votre crédulité, et surtout de votre malheur. Enfin, les initiateurs de la secte peuvent être parfaitement honnêtes, croire en ce qu’ils font, et vous conduire en toute sincérité vers le suicide individuel ou collectif.

Bien sûr, il peut y avoir plusieurs de ces caractéristiques en même temps, ce qui ne les rend ni moins ni plus horribles à subir, au quotidien et quant à leur résultats.

Des familles, amitiés, amours sont détruites par ces mouvements. Certains vous recommandent de ne jamais prendre de médicaments ; d’autres de ne rien manger d’animal, oeufs et lait compris parfois ; beaucoup font du prosélytisme afin d’augmenter le cercle des adhérents, et de gagner votre paradis ultime.

Bien des mouvements existent, interdits, tolérés, ou acceptés, selon les pays. Les USA sont leur pays d’accueil par excellence, où, comme souvent, le pire côtoie le pire. La liberté religieuse est sacrée, mais vous heurterez leur profonde conviction si vous avouez ne pas croire en un Dieu. Leur administration politique a même condamné l’obscurantisme de pays européens qui interdisent certaines sectes, ce qui serait contre les droits de l’homme, droits revisités à leur sauce. Pour l’heure, Bush, l’éclairé de Dieu, le pacificateur guerrier n’a pu aller plus loin, occupé par ses guerres successives.

les sectes savent attirer les êtres à la dérive avides de donner du sens à leur vie, à une vie qu’ils jugent vide de tout sens, toutes les valeurs traditionnelles se trouvant détruites selon eux en tout cas, bien au delà de leur bon sens, intelligence, expérience propre.

Transes et autres rapports aux Dieux

Entrer en transe est un phénomène commun à pratiquement toutes les cultures de la planète, et de tout temps. Les modalités changent évidemment selon le lieu, mais le principe reste le même : on ne « s’appartient plus », les esprits (ou Dieu, ou les dieux) rentrent dans votre corps et votre cerveau, et vous n’êtes plus maître de vos agissements. La première fois qu’on assiste à cela, ce peut être impressionnant. Les fidèles, ou sorciers, ou damnés... agitent leur corps de soubresauts brusques et vifs, à tel point que d’autres personnes veillent sur eux afin qu’ils ne se fassent pas de mal. Souvent des sacrifices ont lieu, ceux entrant en transes se flagellant avec divers objets : couteaux, masses piquantes hérissées de clous, épines..., cordes, haches... se tailladant, se perforant joue, nez, langue... à l’aide de grands clous effilés ou autres objets. Dans certains endroits, ils sont cloués à une croix tout comme le Christ, reviviscence de son sacrifice suprême.

L’amusant est que les protagonistes ne se rendent plus compte de ce qu’ils font, mais le font tout de même en respectant strictement la codification de la culture ou cérémonie du lieu. Si l’usage veut qu’on s’agite par terre, ce sera le cas ; ou sinon en esquissant une danse, un circuit autour des cases, ou tout autre habitude. Ou il faut croire que l’esprit ou le dieu respectent cela à leur place.

Les épreuves traversées sont possiblement très diverses, car il s’agit d’expier le péché collectif, de se transcender par la souffrance. Marcher sur des braises est courant, ou se précipiter d’une grande hauteur attaché par les pieds (corde non élastique)... je n’en finirai pas de donner toutes les possibilités, que du reste je suis loin de connaître toutes.

On peut rapprocher ces comportements de celui des jeunes (ou moins jeunes) se livrant à la débauche de l’alcool, ou/et autre drogue : marihuana, ectasy, cocaïne... dans le seul but de perdre contact avec la réalité, leur réalité surtout, qui leur est insupportable. Une version plus douce consiste en ces nuits de longue danse techno par exemple, vibrations et agitation corporelle au bruit fort de la musique, pouvant se prolonger sur plusieurs jours, danseurs aidés quelques fois en leur sorte de transe avec une drogue quelconque.

Le point commun de toutes ces personnes est de se sentir importants, exceptionnels, quant bien même diraient-ils qu’ils n’ont aucun mérite, que ce sont les dieux par exemple qui les ont choisi. Oui : mais ce sont EUX qui ont été choisis, pas un autre.

Cela se vérifie encore une fois dans des versions plus douces, comme des sports extrêmes, la sensation d’exister pleinement, d’être à une place que personne ou peu de gens ont eu, de risquer leur vie.
Enfin, le même phénomène a lieu lors de scarifications qui ne sont pas réservées aux peuples archaïques, mais aussi à nos jeunes des pays développés, qui à l’occasion, subliment leur mal être en se perçant le corps à l’aide de boucles d’oreilles rondes ou droites, s’implantent sous l’épiderme divers matériaux bourrelant leur surface corporelle, se tatouant la peau simplement à l’encre, mais aussi au fer rouge ou à l’arc électrique, ou enfin se crevant la langue ou en coupant le bout en deux bords séparés.

Ils vous disent trouver cela beau, pourquoi pas, mais en porteront souvent les stigmates toute leur vie, et risqueront fort de s’en plaindre amèrement par la suite. En fait, il s’agit toujours de la même chose : se sentir exceptionnel, réagir contre la société, en bravant les rites et usages – ceci dans nos pays développés, car c’est exactement l’inverse des autres cultures où il s’agit de faire davantage partie du lot, d’en être les suprêmes représentants. Ces personnes n’ont guère de personnalité structurée, ont trouvé ce moyen de s’affirmer, contrant la souffrance, les interdits, le regard d’autrui, se regroupant souvent en petites communautés identiques.

Lorsqu’il s’agit de nos jeunes, cela montre le courage et la détermination dont ils peuvent faire preuve afin de s’affirmer, trouver une place.

De manière plus générale incluant tous les lieux et cultures pratiquant ces rites fort divers (mais parfaitement équivalents quant à leur but), cela indique la même chose. L’être humain a bien des difficultés à trouver sa place dans l’univers, dans la nature qu’il domine et qui le domine (maladie, mort, tout ce qu’il ne comprend pas), et préfère s’adonner à des rites bizarres, durs à vivre, plutôt que de s’attaquer à la réalité de l’existence, à l’affronter sans artifice, dans la solidarité humaine, ce qui est loin d’être le cas.

C’est pourquoi nations civilisées et dites primaires se rejoignent dans le même néant comportemental face à l’inconnu, recourant à des artifices comportementaux n’amenant rien d’autre que de la poudre aux yeux, propre seulement à oublier la solitude humaine, et l’inanité de la civilisation actuelle notamment, quant à ses buts faits d’argent, de pouvoir, d’écrasement du plus faible.

15/01/2007

Qui est pire de l’animal et de l’être humain ?

Il est de bon ton de considérer l’animal comme bien meilleur que l’être humain. Personnellement, je pense qu’il n’y a guère pire que l’animal. Sa condition de vie tout d’abord. Si nos animaux domestiques, paraît-il, peuvent allonger leur vie jusqu’à une vingtaine d’années pour chat et chien par exemple, il en va considérablement autrement dans le bien être de la nature. Maladies, blessures lors de combats, accidents, et gentils congénères sont là pour raccourcir leur vie de beaucoup. Et pour les animaux sauvages herbivores notamment, c’est bien pire. Bravo pour ceux vivant la moitié au moins de leur vie théorique. Manger ou être mangé, voici la loi écrite de tous temps de la vie terrestre.

Voici un gnou femelle qui accouche. Si elle a mal choisi son moment, ou la faute à pas de chance, elle comme son petit à peine ou pas encore tout à fait sorti de son ventre seront mangés par les prédateurs. Avouez qu’il en va bien rarement ainsi en ce qui concerne l’être humain ! L’exemple le plus atroce que je connaisse, mais il en est sans doute bien d’autres équivalents, est cette guêpe qui paralyse une grosse araignée, un criquet... en la piquant, pond son oeuf dedans, entraînant sa victime dans une cachette bien fermée. La larve née va dévorer vivante la proie de sa mère, commençant par les organes non vitaux pour prolonger la vie de son garde manger paralysé : mieux qu’un frigo, et toujours de la viande fraîche !

Mais voilà, les détracteurs de la gent humaine disent que l’animal tue pour manger, l’homme tuant par plaisir. C’est un raccourci faux. L’homme tue pour acquérir des territoires, du sexe, et tout ceci pour respecter ses instincts naturels de domination, de conquête, de prédation, jouet des hormones lui balayant tout le corps, lui intimant l’ordre de tuer son rival guerrier ou amoureux, protégeant les siens ou son territoire. Le vernis humain caractérisant la bête humaine ne fait pas longtemps illusion. Mettez une personne dans un feu de maison, vous la verrez écraser les autres pour s’en sortir ; dans un groupe, elle suivra les plus débiles, les plus convaincants, les plus forts. Ainsi s’expliquent les tragédies de la guerre, des tortures, et tout aussi redoutables, bien qu’apparaissant plus soft, celles quotidiennes où peu d’êtres en commandent des millions crevant de faim, de mal être, de maladie, quant bien même habiteraient-ils les pays les plus civilisés du monde, comme la France par exemple (quelques chiffres en rappel : 3 millions de chômeurs officiels, 3,2 millions de personnes vivant sous le seuil de pauvreté de 600 €/mois -et encore les étudiants ne sont pas pris en compte !).

L’être humain travaille encore son coté humain. Il est animal à 99 %. Son capital génétique semble le même que celui du chimpanzé à... 99 % ! Nous sommes en fait des animaux, plus évolués que les autres, avec un vernis de pensée. Comment pourrait-il en être autrement, alors que nous venons de 200 millions d’années d’évolution, alors que la préhistoire ne date que de 10.000 années tout au plus, que nous ne sommes écartés de nos cousins simiesques voici guère que 1 à 2 millions d’années.

L’animal ne peut être meilleur que l’être humain, parce que tout simplement, l’être humain n’est pas autre chose qu’un animal ! En un peu plus évolué, ou différent.

Les atrocités commises quotidiennement dans le monde animal tel que nous l’entendons habituellement fait que les polémiques sur la pêche, chasse, corridas... ne m’émeuvent guère. Il est préférable, notamment dans les élevages, de ne pas faire souffrir les animaux. Mais il ne faut pas oublier qu’à notre place, ils feraient bien pire. Si notre coté humain peut mieux faire : tant mieux ! Mais veillons surtout au bien être de nos propres congénères, dont la situation dans le monde est bien souvent atroce.

Que faire dans notre vie si Dieu n’existe pas ?

Ne plus avoir personne au dessus de soi représente une véritable tragédie pour beaucoup de personnes. Le roi de droit divin n’existe plus ; Dieu lui même semble bien ne pas être là et ne jamais l’avoir été ; la qualité de nos représentants politiques apparaît à de plus en plus d’entre nous comme lamentable ; tout ce qui caractérisait nos croyances, idéaux, valeurs, manières normales de réagir dans la société : tout est battu en brèche.

Il faut donc trouver autre chose. Je vous propose désormais de croire en l’être humain, même si c’est bien difficile en ce moment, où l’on nous abreuve incessamment de mauvaises nouvelles, d’atrocités en permanence. Lorsqu’on n’en trouve pas assez en France, on va en piocher dans tous les pays du monde, les plus proches d’abord, pour qu’on se sente concernés, puis plus loin si nécessaire, selon l’actualité.

Vous êtes ainsi scandalisé par tous ces enfants qu’on enlève, viole, à qui on prodigue des mauvais traitements ; ces guerres à répétition ; ces tragédies dans le monde entier. Mais dites vous que tout ceci est non seulement parfaitement normal, mais s’est produit de tout temps. Nous sommes 60.000.000 de personnes en France : comment voulez-vous que des gens ne déraillent pas, ne veuillent pas tuer, voler, violer, détruire par acte gratuit ou intéressé ? Vous savez comme la vie est dure. Pour certains, elle est atroce, et la société ne fait pas grand chose pour changer en bien cet état de faits. Parfois, la société aggrave les choses. On le voit en France depuis les années 1970, où chômage, précarité, faibles revenus, misère sociale s’accentuent.

Mais il ne faut pas se cantonner à la France. Vous pouvez croire que le nombre de guerres augmente sans cesse, ainsi que d’atrocités corrélées. C’est possible, mais le monde change, le jeu des grandes puissances, dont la France, a de moins en moins de prise sur les autres pays, qui apprennent l’indépendance, le libre arbitre des peuples : il faut leur laisser du temps. Le chômage français n’est pas partagé par l’ensemble des pays du monde, bien au contraire, car il permet, par les délocalisations, le partage des richesses.

Nous ne sommes pas dans le meilleur des mondes, et n’y serons sans doute jamais. C’est à chacun de nous d’améliorer le niveau existant. Fourmis, nous avons l’impression de n’y rien pouvoir faire. Pourtant, de proche en proche, parmi les gens qu’on aime, nos proches, notre réseau relationnel, nous avons une action de fourmi précisément, qui tend à améliorer lentement l’humanité. Il ne faut pas s’inquiéter des soubresauts, des horreurs, même s’il faut les combattre au mieux possible. La politique sur Terre n’est pas le fait de quelques uns. Il ne faut pas se tromper : les Hitler, Staline, Bokassa, Mao, Bush.... ne sont que des épiphénomènes permis par la masse. Ils ne vivent que par ceux qui leur ont permis de venir, d’exister, de rester.

L’occident présente depuis deux siècles un progrès technique, scientifique considérables. Contrairement aux apparences, le progrès moral n’est pas nul, mais en discussion, révolte permanente. La richesse de quelques uns ne s’est jamais autant vue par autant de moyens d’information, provoquant l’ire redoutable de nombreuses personnes, provoquant la violence des exclus.

Pourtant, le partage des richesses se fait plus conséquent que dans le lointain passé, où le roi paradait inutilement dans sa cour, tandis que le peuple croupissait dans la boue. En France notamment, la mort par la faim devient très rare, et celle par violence bien plus rare que par le passé, où les rues s’appelaient : à la mort de Dieu par exemple.

Dieu est une notion, un besoin inventé par l’être humain. Dieu, c’est l’avenir de l’humain, mais le diable aussi. Puisse la notion de Dieu exister à travers de chacun de nous, de plus en plus victorieusement.

Difficultés de logement : entre l’état démissionnaire et le propriétaire sans protection réelle

En France, se loger n’est jamais facile. Non seulement, il faut un salaire, mais un bon salaire, et cela ne suffit pas encore : sans même parler de la forte caution à verser, il faut trouver un garant, même si on est en CDI. C’est que les propriétaires veulent être sûrs d’encaisser leurs loyers.

Le problème est double : si le locataire est malhonnête, une fois les lieux occupés, il lui sera très facile d’y rester sans payer le loyer. Pour bloquer une procédure, il lui suffira de payer un ou deux loyers en retard, puis de s’arrêter. Si l’on est dans les mois d’hiver, il peut ne rien payer durant six mois, assuré de ne pouvoir être expulsé. S’il est vieux, handicapé... impossible de l’expulser. D’artifice de procédure en paiement partiel ponctuel, il peut ainsi rester durant des années dans son logement sans rien payer.

Si le locataire est honnête, mais ne peut plus payer, il est certain que dans la majorité des cas il préférera rester dans sa location même s’il ne peut la payer, plutôt que de se retrouver à la rue. Les tribunaux lui donneront des délais pour payer, et le résultat sera le même.
Et si le locataire décide de tout casser dans son logement, il sera judiciairement responsable, mais il lui suffira de partir sans laisser d’adresse pour ne pas être inquiété par son forfait, étant resté bien sûr le plus longtemps possible dans les lieux sans rien payer. La justice ne sera pas tenue de suivre sa trace via les impôts ou autre, et la police aura d’autres chats à fouetter.

Voilà pourquoi les propriétaires louent de moins en moins leurs logements, et les font payer de plus en plus chers, non seulement pour profiter de l’aubaine de leur raréfaction sur le marché, mais aussi pour compenser le fort risque qu’ils prennent. Encore n’ont-ils pas trop à se plaindre, car dans d’autres pays, comme les pays scandinaves, l’expulsion du locataire est impossible, à moins de lui trouver un autre logement !


Du coté du locataire, avoir un salaire stable et conséquent relève de la quadrature du cercle en ces temps de chômage durable, de dictature de fait du patronat, nous faisant progressivement revenir aux tristes temps anciens.
Pourtant, le droit au logement, comme l’actualité du moment l’atteste, devrait être de fait. On en est loin. Le temps de déplacement journalier travail/logement est de plus en plus long, et les ghettos de fait sont de plus en plus nombreux, avec ces cités délabrées, de non droit, dont personne ne veut, mais où tout le monde doit rester faute de pouvoir aller ailleurs.

La solution est en fait très simple : l’état doit garantir le logement, c’est à dire garantir aux personnes d’avoir un toit, et aux propriétaires le paiement des loyers, quelle que soit le problème de paiement du locataire. Celui-ci y regarderait à deux fois avant d’être malhonnête, s’il y a lieu ; sinon, on ne voit pas pourquoi le problème de solvabilité de quelques locataires devrait retomber, comme en une mauvaise loterie, sur quelques propriétaires seulement. C’est l’ensemble de la société qui doit permettre à chacun de trouver un logement, à l’état, donc à tout le monde, d’assurer le paiement des loyers, et de régler par voie judiciaire ou d’aide financière le cas de ceux ne pouvant les régler.

On objectera que ce n’est pas à l’état d’assurer le profit de quelques uns, mais c’est bien l’état qui oblige le propriétaire à garder leurs locataires ne payant pas les loyers. Le résultat est attristant : les bailleurs hésitent toujours davantage à donner leur logement en location.
C’est ainsi qu’on fait le malheur de tout le monde, à force, comme d’habitude, de ne jamais vouloir donner de vraie solution aux vrais problèmes.

12/01/2007

Différences homme/femme : entre culture et génétique

« Fille mère » était une insulte, mais « garçon père » n’a jamais existé. Pourtant c’était tout à l’honneur de cette femme d’élever seule cet enfant qu’un homme avait bien dû créer. Mais non, victime de l’opprobre d’une société phallocrate, cette femme était jetée en pâture à la condamnation sans appel des bien pensants, femmes comprises.

Les femmes réussissent davantage dans leur scolarité que les garçons, et ce dès la maternelle jusqu’aux plus hautes écoles. Cependant, elles s’arrêtent bien davantage qu’eux dans leurs études et plus encore dans leur carrière professionnelle, pour élever les enfants, à tel point que les entreprises rechignent souvent à les embaucher pour certains postes.

Les partis politiques, toujours non à la pointe du progrès, privilégient la gent masculine dès qu’il s’agit de postes élevés, tout comme les différents organismes de représentation publique ou privée. C’est bien connu, les femmes c’est tout juste bon pour procréer, faire le ménage et servir leur mari.

Fort heureusement pour la moitié de la planète, les choses changent, au moins dans les pays occidentaux. Il n’en va partout de même hélas, vue la place accordée à la femme, à commencer par la culture musulmane, mais aussi en Inde et Chine, où très souvent les fillettes sont tuées dès la naissance. Politique de l’enfant unique oblige pour la Chine ; dot obligatoire pour l’Inde à verser par les parents au futur époux, femme partant chez son mari sans pouvoir alors aider financièrement sa famille, bouche inutile donc ; ces faits entraînent dans ces deux pays un déficit de 100 millions de femmes (!), de quoi peut être redorer à terme leur situation.

Egaliser le rôle de la femme et de l’homme au sein de la société donnerait selon certains davantage d’humanité à la vie sociale et politique. Personnellement, je ne le crois pas. Si c’est bien Simone Weil qui a amené la légalisation de l’interruption de grossesse en France, les autres responsables féminines ne semblent pas plus humaines que leurs collègues masculins, et sont peut être pires, car dans la société phallocrate actuelle, elles ont dû témoigner de bien plus de hargne pour arriver au haut de l’échelle sociale que leurs collègues masculins. Chez les nazis existaient aussi des femmes, pas plus tendres que ces exécrables messieurs.

Le cerveau féminin est sans doute différent de celui masculin : pas les mêmes chromosomes (à 1 près sur 46), ni baigné ou producteur des mêmes hormones. Elles étaient considérées comme de véritables idiotes dans le passé, n’ayant pas le droit de vote notamment. Honte à la gent masculine, brillant par son imbécillité de fait en la matière. Evidemment, ce n’est pas en refusant de donner instruction et responsabilités aux femmes qu’on les hisse en haut de l’échelle sociale.

Il est difficile de faire la différence entre inné et acquis en ce qui concerne les différences possibles homme/femme. Les différences issues de l’éducation sont énormes à l’évidence. Les garçons jouent avec les voitures, les fillettes avec les poupées. Cela résulte t-il du fait qu’on les leur donne pratiquement dès leur naissance, ou est-ce inné, ou inné et acquis se renforcent t-ils l’un l’autre (elles en ont envie d’une manière innée, et on les leur donne, ce qui augmente en elles le désir de jouer avec) ?

Une expérience avait été faite : filmer un garçonnet dans ses diverses activités, et projeter ce film à différents publics, qui l’ont jugé bien actif, vif, débrouillard. On a recommencé pour ce même enfant, mais grimé en fillette, son jeune âge le permettant sans problème. Le même public ou équivalent jugea cette petite fille bien perturbée, ne sachant pas rester à sa place, ayant sans doute besoin d’un appui psychologique ! Ces différences d’idées qu’on se fait du comportement normal d’un enfant, selon qu’il est fille ou garçon, se répercute forcément sur notre manière de l’éduquer.

11/01/2007

Omerta sur le choix du nucléaire et de ses dangers

En France, le tout nucléaire a depuis toujours le vent en poupe, sans discussion nationale aucune, imposée par les politiciens, et le lobby industriel qui a formidablement su et pu étouffer toute contestation ou remise en cause du choix entrepris. C’est la démocratie à la française : on élit démocratiquement son président, ses députés, après bon bourrage de crâne audiovisuel et autre (jusqu’à voici peu toute source d’information était étroitement contrôlée par le gouvernement, qui opérait même sous Mitterrand des écoutes illégales téléphoniques des journalistes). Puis ces représentants du peuple décident ce qu’ils veulent sans aucune concertation et encore moins de référendum qui risquerait fort de leur déplaire, et pire encore, d’habituer les français à réfléchir, ou plutôt croire qu’ils puissent avoir une réelle action sur la politique de leur pays.

Le nucléaire est présenté comme la plus sûre des énergies, nous rendant indépendants du pétrole. Certes, mais elle nous rend dépendants de l’uranium produit par encore moins de pays que le pétrole. De plus, le jour où une centrale nucléaire sautera, ce ne seront plus seulement quelques morts dus à une explosion de gaz qui se feront, mais des milliers ou dizaines ou centaines de milliers. Nos responsables nous disent que ceci est impossible : la centrale de Tchernobyl leur a et nous a prouvé le contraire. Vous direz que c’était l’union soviétique, mal dirigée, à la transparence faible. La centrale expérimentale de Creys Malville, aux innombrables dysfonctionnements jusqu’à sa fermeture, ont prouvé que cela peut aussi se passer chez nous. Quant à la transparence politique, le nuage radioactif (résultant de l’explosion de la centrale ukrainienne) s’arrêtant à la frontière française nous a montré ce qu’il en était.

On nous dit aussi que le coût nucléaire est très concurrentiel, mais on oublie d’y mettre bien des composantes. Le coût de démantèlement des centrales en fin de vie n’est pas pris en compte, non plus la surveillance des déchets qui devra se faire sur des dizaines d’années ou davantage. Quelques uns ayant même une durée de vie d’un million d’années, ce qui fait courir un danger extrême aux générations futures, et témoigne amplement de la folie humaine. Bien sûr le gouvernement nous assure que le stockage est sans problème, sans faille, sans danger. Pour un gouvernement qui ne voit jamais plus loin que le bout de son nez d’intérêt politique, vous pouvez dormir tranquille en pensant que l’état voit sûrement à des centaines d’années dans le futur !

D’autre part, la sécurité est déjà battue en flèche : chaque centrale envoie des gaz radioactifs dans l’atmosphère, et d’ailleurs EDF le reconnaît dans ses propres documents internes, qu’on peut (difficilement) demander à consulter. De plus les normes d’émission nucléaires sont pulvérisées, au voisinage des tuyaux d’évacuation d’eau dans l’eau de mer par exemple.

Dernier argument en faveur du nucléaire, et non des moindres, c’est que le coût des énergies alternatives est prohibitif, et que celles-ci ne sont pas viables économiquement. Cela semble vrai, plus ou moins, et de moins en moins. Il faut comprendre que le tout nucléaire a phagocyté durant des dizaines d’années tous les programmes de recherche, laissant à d’autres l’étude d’énergies concurrentielles : Allemagne et pays scandinaves et Hollande pour l’éolien ; Japon pour moteur hybride ; Brésil pour biotechnologies ; Islande pour la géothermie...

10/01/2007

Jusqu’où le début de la vie doit-il être protégé ?

L’euthanasie à la naissance, plus encore que celle voulue pour d’intolérables souffrances répétées durant des dizaines d’années parfois, suscite réprobation, réactions exacerbées et scandalisées. Notamment des autorités religieuses évidemment, mais également de celles supposées athées.

Pourquoi tuer un être à la naissance ou avant ? Pour des raisons médicales me semble un argument imparable : permettre à un être malformé de venir au monde est lui détruire ou gâcher une bonne partie de sa vie, mais également à ses parents comme à l’ensemble de la société. Il risque fort peu d’être heureux, coûtera fort cher à la société.

Ceux désirant à toute force protéger la vie arguent du fait que la nature ou Dieu (selon la croyance) ont voulu créer cet être, et qu’il faut donc le laisser venir, et mieux encore, tout faire pour lui permettre d’exister. C’est la lourde charge du corps médical, puisqu’à 99 % les naissances, du moins dans les pays occidentaux, se font en hôpital ou clinique.

Jusqu’où la vie doit-elle être protégée ? Prématurés de six mois et moins, malformés opérés dès la naissance ou même avant dans le ventre de la mère, trisomiques.. Si les parents ne veulent pas d’avortement, l’enfant vivra, et ce ne sera pas forcément une bonne chose. Le rôle de la sélection naturelle est en partie de faire disparaître tous les futurs enfants malformés, beaucoup des fausses couches en résulteraient. De tout temps, si cela n’a pas été fait avant la naissance, les êtres présentant des problèmes physiques ou psychiques disparaissent très vite selon les aléas de l’existence. C’est évident pour les animaux : celui ayant une patte en moins était immédiatement mangé par les fauves, ou si fauve lui même, était rapidement mis sur la touche par ses pairs, et mourait seul le plus souvent. Les sociétés humaines n’étaient pas meilleures : les estropiés vivaient dans la fange des reclus, et ne faisaient pas de vieux os.

La société a changé, on protège les malformés de naissance ou suite à accident ou maladie. On les fait même naître s’ils viennent sans membres, comme cette peintre célèbre, qui a même fait un enfant, porteur de membres. Cette femme paraît heureuse, et n’apprécierait certainement pas que j’écrive qu’il aurait fallu l’éliminer dans le ventre de sa mère, puisqu’elle devait naître sans membres.

Pourtant, à trop vouloir protéger, ne pas décider de laisser faire la nature, à désirer faire valoir les extraordinaires science et technique humaines, on laisse passer les mauvais gênes que la nature aurait éliminés. Si je dis qu’il ne faut pas laisser procréer les personnes certaines de transmettre des gènes très défectueux (hémophilie par exemple), on me rapprochera des thèses d’Hitler. Cela ne dispense pas d’une saine réflexion sur le sujet.

Mais comment peut-on donc vouloir éliminer une vie juste en train de naître ? Sur ce point, les tenants du tout religieux n’ont pas tort de considérer que tuer à la naissance est équivalent à tuer dans le ventre de la mère par avortement, voire même refuser la nidification utérine de l’œuf humain via le stérilet, car là aussi un être est en formation, et c’est le tuer que de l’empêcher de continuer sa vie.

Reste à savoir où commence un être humain ? On pourrait à la limite considérer qu’évacuer du sperme (masturbation ou rapport sexuel protégé) est envoyer des êtres possibles à la mort, même si un être n’est alors pas viable sans rencontre de l’ovule. C’est un pas que les autorités religieuses font sans hésitation, puisqu’ils interdisent la masturbation. La nature envoyant à chaque éjaculation mâle des millions de spermatozoïdes à la mort, permettant au mieux à un seul de féconder l’ovule, la nature est alors condamnable. On arrive au délire, mais il faut constater que les plus ultra des religieux s’y baignent, remarquant par là que la nature est devenue mauvaise à l’homme depuis le péché originel (vous savez, la pomme « catholique » que Eve, la femme damnée a proposée au pauvre Adam…

L’euthanasie contre l’éthique religieuse et civile

Pour certains, la vie devient un enfer suite à une maladie, à un accident, les laissant incapables de bouger même le petit doigt parfois, de parler/entendre/voir, souffrant à chaque instant physiquement, à chaque respiration, ou à chaque fois qu’ils bougent. Les raisons qu’à le corps de vous faire souffrir sont multiples, comme aussi les maladies rares ou dites orphelines qui par exemple transforment lentement tous vos muscles en substance osseuse : terrible déchéance lente et inexorable pour l’heure. Doit-on, peut-on empêcher ces êtres à aspirer à la mort libératrice sous prétexte du respect de la vie, du prochain éventuel progrès médical sur la question ? Parfois ils ont besoin de l’assistance d’autrui pour mourir dans la dignité, pour ne pas souffrir même en se donnant la mort, ou parce qu’ils sont incapables physiquement de se la donner, incapables de bouger par exemple.

Hélas, les autorités politiques, baignées de pensée religieuse, même dans les pays de pensée officielle théoriquement athée, refusent les solutions de fin de vie. C’est pourquoi des membres du corps médical, ou autres citoyens passant outre la morale publique, sont poursuivis par la justice pour meurtre, là où ils n’ont voulu qu’abréger des souffrances atroces et interminables, se poursuivant parfois depuis des dizaines d’années. L’euthanasie taboue se pratique pourtant régulièrement, mais dans le non dit, le mensonge. Pour un Franco amené aux ultimes fins de la vie, sans respect de la vie humaine, quelque soit la valeur de la personne, beaucoup sont tués à la naissance, ou lors de banals actes médicaux, par de courageuses personnes, qui s’exposent à la terrible punition et vindicte de la société.

Parfois quelques uns font de la prison, voient leur vie personnelle détruite, parce que, seuls, ils ont voulu libérer un être des atroces tourments de la vie, lui même désirant de toutes les forces lui restant mettre fin à ses jours.

L’hypocrisie et la bêtise de la société et, encore une fois, de nos politiques incapables de légiférer dans le sens du bon (et que dire de nos religieux !) provoquent quelques fois des débordements. Le jugement personnel de celui voulant mourir ou de celui donnant la mort peut être altéré, et la mort donnée sans que le malade l’ait réellement désirée, même si parfois il ne puisse être libéré autrement de ses souffrances.
Des représentants de l’état, encadrés, formés, doivent pouvoir en toute conscience décider de la mort de certains le désirant clairement et raisonnablement, notamment dans le cadre de souffrances interminables, une vie sans but, sans raison. Le suicide pour désir personnel peut être ajouté à l’aide à la mort donnée par l’autre, officiellement. Il est plus discutable. Désirer mourir par ennui de la vie, incapacité de la supporter, doit encore plus que d’autres raisons plus « objectives » être solidement encadré.

Le pape et l’église catholique aident à la propagation du SIDA

Le pape refuse les préservatifs, les homosexuels, la sodomie aussi je crois d’ailleurs. Pour cette dernière, il refuse ainsi un certain plaisir et un plaisir certain aussi bien pour homosexuels (et homosexuelles, pourquoi pas) et même hétérosexuels adeptes de cette pratique de l’amour. La pape désire continuer à vider ses églises, incapable de suivre l’évolution de la société, prisonnier de la sclérose mentale chrétienne, puisqu’il est le fidèle et digne élu des catholiques, même si de plus en plus nombreux sont ceux ne se sentant pas représentés par lui.

Il n’en reste pas moins qu’on ne peut se contenter de dire que c’est leur problème, car en attendant meurent chaque jour ceux et celles écoutant ses préceptes, notamment de ne pas se servir des préservatifs, permettant au virus du sida de pénétrer leur corps, amenant la mort pour eux, leur conjoint, leurs enfants parfois via l’allaitement maternel, ou contact sanguin de plaies. Le pape et la hiérarchie ecclésiastique préfèrent s’en tenir à leurs dogmes plutôt qu’à sauver des vies humaines. Leur argument : il faut n’avoir qu’un conjoint à l’intérieur du mariage, être fidèle. Vision de l’esprit, déconnection du monde contemporain, atrocité de la pensée unique privilégiant un carcan religieux à la beauté de la vie et de son partage.

09/01/2007

Le Bien et le Mal ont-ils une réelle signification ?

Il paraît que chacun d’entre nous possède de façon innée la notion du bien et du mal. Partant, les adeptes religieux vous envoient en tout bien / tout honneur en enfer si vous n’avez pas suivi les préceptes de leur croyance, mais c’est également le fait de la justice civile qui peut vous faire croupir le restant de vos jours en prison pour un méfait commis. Ceci est un peu atténué par les circonstances atténuantes pouvant être concédées, à moins qu’on ne vous considère fou au moment des faits.

Qu’en est-il de cette étincelle divine, de ce petit quelque chose qui toujours vous dit ce qu’il est bon et bien de faire au sein de votre société ?

Si on croit au surnaturel, il est naturel de croire que Dieu nous a donné la liberté de toujours choisir la juste voie. C’est ici affaire de foi, et il est donc inutile d’en discuter. Cependant, le nombre étonnant de religions rend bien difficile de choisir ce bon chemin, car il peut considérablement varier selon le pays, l’époque, la culture...

Pour celles et ceux désirant aller plus loin dans la voie de la réflexion, qu’ils soient ou non croyants, voyons :
il est naturel pour la société d’avoir voulu créer un système de valeurs, tout à la fois pour protéger les puissants, les faire respecter, au besoin adorer (le roi de droit divin par exemple, le pape...), mais aussi maintenir un minimum de cohésion de la dite société.

Alors qu’en est-il de la punition des conduite déviante éventuelle des gens ? Que doit-on faire par rapport à ce qui est fait actuellement ?

Si on s’en tient à un méfait commis, plus ou moins grave, on peut dire qu’il aura été commis sous la passion (amoureuse, folie, énervement..) ou l’intérêt (argent, pouvoir, gloire...). C’est à dire que c’est obligatoirement la personnalité de l’individu qui l’a poussé à commettre son acte. Or, sa personnalité vient de deux choses : hérédité, éducation. La première, il n’y peut strictement rien. Si des gènes le portent à la violence, l’imbécillité, l’irresponsabilité : que peut-il bien y faire ? Oui, d’accord, l’éducation pourra peut être y remédier... ou empirer les choses.

L’éducation explique aussi la formation de toute personnalité : tout ce qui nous a éduqué au sens large : parents, famille, école, institutions, mais aussi le vent qui souffle et nous a fait réfugier sous un porche, nous permettant de philosopher ou rencontrer l’âme sœur. En quoi l’individu est-il responsable du caractère de ses parents, de sa famille, des gens qu’il aura rencontrés ou endurés au sein des institutions, ou de la force du vent qui soufflait ? En rien. Alors vous me dites : oui, mais l’ensemble de sa personnalité lui permet de réfléchir à la notion de bien et de mal, et de s’y soumettre. Vous avez entièrement raison. A ceci près, que ce pouvoir de réflexion est tout relatif : fonction de ce qu’il aura vécu, et de son génome. La distinction est d’importance : sa liberté de jugement n’est nullement absolue, mais très et toute relative.

Exemples :
un musulman croyant peut parfaitement et honnêtement considérer comme juste de châtier l’inconduite de sa femme, jusqu’à la tuer. Son pays (Arabie Saoudite, Afghanistan...) le lui permet. En France, il ferait beaucoup de prison pour cela.
Un noir africain excise sa fille, ce qui non seulement risque de lui ôter tout plaisir sexuel, mais aussi la conduire à la mort par septicémie, ou choc « opératoire ». Même punition que ci-dessus s’il le fait en France.
Bush envoie à la mort 3.000 marines dans la guerre d’Irak, croisade pieuse contre le terrorisme, en est encensé par toute sa nation (du moins au début). Tant qu’à faire, il tue des dizaines de milliers d’irakiens. Inutile de vous dire ce qu’en pense désormais presque tout irakien.

A noter que ces exemples ne sont pas extrêmes dans le monde, loin de là. Je pourrais vous en donner d’autres, très courants, plus proches de nous :
une petite frappe d’un quartier tue un adolescent qui l’aura mal regardée, ou lui aura fait honte devant ses amis.
Un autre brûle vive son ex amie qui lui aura refusé la poursuite de leur relation : il sera acclamé par ses amis.

Mais tous ces exemples ne témoignent que d’une différence de culture et de ressenti. Ils nous éloignent du sujet, mais j’ai voulu les laisser là pour vous montrer comme il est dur de traiter correctement ce sujet.
En fait, nous sommes tous les jouets de cette double composante : hérédité et éducation. Certains d’entre nous deviennent président (pas beaucoup), d’autres balayeurs, ou chômeurs, ou cadres, ou dirigeants, ou rentiers... heureux ou pas, ou peu, qu’importe.

Ceux en haut de l’échelle sociale sont prompts à se considérer comme les uniques responsables de leur bonne fortune, méprisant ceux du dessous, en abusant le plus souvent pour garder leur fortune à coup de lois dominatrices, bas salaires, faible redistribution de la richesse nationale.

En réalité, leur bonne position vient purement du hasard : de celui de la naissance, puis de celui de l’éducation. Le premier conditionne tout de même le second : peu de chance d’avoir une mauvaise culture et une mauvaise éducation si l’on vient d’un milieu très aisé. Il en va exactement à l’opposée pour celui en bas de la société. Souvent tout s’est ligué contre lui. Pas forcément les outrages de l’hérédité, mais sûrement la faible culture, peu d’argent dans la famille, et vous pouvez en rajouter dans le mauvais si vous le désirez.

Quant bien même l’individu venant d’un bon milieu, se serait mis à boire, battre son conjoint, voler, ne pas travailler, dilapider son capital hérité de ses parents... ne lui jetons pas la pierre, regardons au plus près les arcanes de son psychisme, et comprenons que nous avons bien eu de la chance de ne pas en passer par là.

Au nom de quoi peut-on décider qu’un être humain doit être enfermé toute ou partie de sa vie en prison ? Il a commis un méfait, plus ou moins grave, engendré une dose de souffrance, parfois à vie pour ses victimes et leur entourage. Doit-il être puni ? Certainement ne doit-on pas laisser des mauvaises choses se faire sans réagir, ni les laisser se répéter possiblement : mais la prison est-elle d’un secours quelconque en la matière ?

Si la personne cède à une pulsion sexuelle pour commettre son crime, il faudra le rééduquer, l’emprisonner le temps de nettoyer le mieux son esprit, au besoin détruire certains de ses neurones pour les cas jugés les plus graves et surtout non réparables, ce qui est évidemment sujet à caution, mais sans doute mieux que de croupir toute sa vie en prison. Pour les criminels, si la demi folie, la passion explique leur crime, même traitement que ci-dessus.

Si l’argent est l’intérêt du malfrat, comme souvent, il est plus difficile de réagir pour la société. Je dirais bien qu’il « suffit » que le niveau des biens et salaires soit plus étale, mais cela risque bien de ne jamais se faire, et de toutes façons on aura toujours des gens désirant en avoir plus que les autres et rapidement. Je n’ai pas là de réponse « simple ». Le besoin d’argent excessif témoigne à mon sens d’abord d’une incompréhension du véritable intérêt de la vie, qui ne réside pas dans la consommation effrénée ne donnant du bonheur que son apparence. Mais il faudrait changer de type de société pour inculquer cela aux gens. Il faudrait donc changer le rapport à l’argent, sur lequel tournent toutes les activités humaines actuelles. Vœu pieux. Mais même là je doute que la prison soit efficace. Plutôt une rééducation de la personnalité, un bien être matériel minimum assuré, un peu de prison le temps de faire tout ça.

Ce qui est sûr est que la prison ne sert pas à grand chose, plutôt à rien. Les malfrats s’y encanaillent davantage, y apprennent la haine autant envers eux mêmes que contre la société. Moralement elle est indéfendable, et coûte financièrement très chère. Des solutions alternatives existent déjà : travaux d’intérêt général, liberté conditionnelle avec bracelet électronique, voire une puce mise sous la peau bientôt ; d’autres pourraient voir le jour : il suffit d’un peu d’imagination, de respect de la personne humaine dans son inégalité de traitement à la fois par la nature (génome) et la société (éducation). La répression ne sert que si elle est accompagnée de mesures sur le fond, ce qui ne se fait jamais.

08/01/2007

Fin du respect de la parole donnée et du travail bien fait

Le respect de la parole donnée n’existe pratiquement plus. Avant on se glorifiait de la respecter, maintenant personne ou presque n’en a cure, au moins en tout cas lorsqu’on ne connaît pas la personne à qui on a fait telle ou telle promesse. Jamais ne fut plus juste cette maxime : il y a loin de la parole aux lèvres. Autant en emporte le vent ! Le pire est que cela affecte également les relations d’affaires. Par exemple, à répétition ma banque m’a promis lors de prêt immobilier consenti que telle clause ne serait pas applicable, mais lorsqu’il a fallu passer au concret, seul l’écrit fit foi. Ah bon ? On vous avait dit autre chose ? Vous en avez la preuve ? Si le salarié de la banque était encore là, il ne se rappelait pas, et sinon, il avait été muté, comme cela se passe fréquemment désormais.

Le public est long à changer de mentalité. Pour des gens, la parole dite a encore de l’importance, et ils se font tromper par des professionnels jamais punis, volant et mentant en toute impunité. D’où des gens en situation de surendettement : au mépris de la loi, les propres conseillers chargés de leur octroyer un crédit leur conseille de mentir, ne leur posant même pas la question sur la présence éventuelle d’un crédit existant. Il serait pourtant facile de confondre ces conseillers : il suffit de leur envoyer de faux demandeurs de crédits assermentés par le gouvernement, au besoin en filmant/enregistrant vocalement ce qui se passe, et de les punir très fortement de leur duplicité. Mais non : n’est essentiel que la bonne circulation maximum de l’argent, au mépris des vies cassées, expulsion de leur logement, ou autre catastrophe individuelle.

On vous conseille de signer rapidement, vous lirez le contrat plus tard, si encore il est compréhensible. Souvent il renvoie à des conditions générales : vous signez une ligne disant que vous les avez lues, en fait on ne vous les remettra que plus tard, si jamais on le fait. On ne vous explique rien, et surtout pas les conditions d’un contrat d’assurance par exemple. Quand il y aura le feu à votre maison, le vol ou un accident à votre voiture, il sera toujours temps de ne rien ou presque rien vous rembourser. Hé oui : vous n’aviez pas lu ? Les dégâts consécutifs à un feu dû à une prise défectueuse ne sont pas remboursés ; vous n’aviez pas trois points de sûreté à votre porte extérieure ? Ben non, on ne vous rembourse rien : c’est marqué dans le contrat. Et si on vous rembourse, ce sera le plus tard possible : dossier traînant, tribunal parfois avec tous les recours possibles, non respect des propres clauses de l’assureur. Par exemple on vous rembourse votre voiture détruite au prix de l’argus, mais pas à sa valeur de remplacement, pourtant légalement à prendre en compte.

Et si vous voulez faire appel à un avocat : lui aussi n’accordera guère de valeur à sa parole. Il vous promet un procès rapide, peu dispendieux : et vous voilà avec des honoraires toujours plus élevés, sans être sûr de les récupérer, procès gagné ou pas, si même vous allez jusqu’au bout, ne l’interrompez pas de guerre lasse. Souvent vous signez pour avoir tout de suite de l’argent de votre compagnie d’assurance par exemple, quitte à n’avoir que le tiers espéré. Les compagnies sont puissantes et ont le temps : pas vous. Elles jouent sur du velours !

Il en va de même pour toutes les réparations que vous effectuez. Les plus scandaleuses sont les garagistes : vous pouvez pratiquement être sûr que vous vous ferez voler. Les pires sont les réparateurs rapides qui vous disent gratuitement ce que vous devez remplacer. Ils font gratuitement le devis, certes, mais vous facturent des réparations totalement gonflées par rapport à la réalité : freins, amortisseurs, pneus, pots d’échappement... 90 % des fois ces réparations ne s’imposent nullement, sauf pour gonfler leur chiffre d’affaires. Même votre garagiste patenté, concessionnaire d’une marque est fortement sujet à caution. Alors comment faire, vers qui se tourner ? comment obtenir la preuve de leur vol ? Quasiment impossible à faire.

Là comme ailleurs, les pouvoirs publics complices de fait de ces escrocs laissent opérer en toute impunité de fait. Il suffirait là aussi d’officiers assermentés, d’experts vérifiant la voiture avant et après, et faisant condamner lourdement les voleurs. Seulement, la voiture est la vache à lait de l’état : vous payez des taxes pour l’acheter, pour l’alimenter (74 % de taxes dans le prix de l’essence), la garer (PV, taxe d’habitation (!) sur votre garage, la réparer (TVA), l’assurer... Tout cela en plus de toutes les entreprises et salariés que vous faites vivre par ces moyens : producteurs, concessionnaires, garagistes, dépanneurs, pompistes, assurances, experts, contractuels vous verbalisant, tous les métiers pour construire et entretenir les routes, impôts (carte grise)... On peut même continuer dans le morbide : hospitalisations, morts permettant de diminuer le versement des retraites... tout fait marcher le commerce, même le versement d’allocations aux handicapés, d’autant plus que l’essentiel vient des sociétés d’assurance. J’ai renoncé à calculer la part de PIB que cela représente, sans doute plus de 10 %. En fait, lorsque vous raisonnez : justice, punition des escrocs, le gouvernement raisonne ainsi : création de richesse, circulation de l’argent, nombre d’emplois, préférant là comme ailleurs les indicateurs économiques reflets d’un faux bonheur à la qualité réelle de vie de ses administrés.

Tout est ainsi ou presque dans le secteur de la réparation : on vous gruge sur celles opérées à domicile, vous volant d’une manière éhontée, doublant, triplant ou davantage la valeur réelle de la prestation, lorsque celle-ci ne vous est pas simplement inventée : remplacement inutile de pièces, voire panne provoquée. On voit de tout, spécialement dans les grandes villes comme Paris ou Marseille notamment, où le déplacement constant de la population assure aux entreprises ne valant rien aucune chance d’être sanctionnées par une perte de clientèle qui se renouvelle sans cesse.

Pourquoi faire une psychothérapie : conseils pour trouver un praticien

Vous allez mal, pensez qu’une aide extérieure vous ferait du bien, ou à un de vos proches, et il se peut bien que vous ayez raison. Mais attention, le choix d’un psy est affaire délicate, et c’est pourquoi je désire vous faire bénéficier de mon expérience personnelle.

Tout d’abord, il est hors de question de considérer que les psy (nous verrons après quelques différences entre eux) sont des merveilles, travaillant de façon altruiste pour l’amour humain. Ainsi le voudrait la bonne blague des psychanalystes, faisant payer fort cher leur service, sous prétexte que le patient doit payer beaucoup pour se sentir impliqué dans son analyse. Il serait certainement plus juste de dire que plus le patient paie cher, meilleur sera le remplissage du portefeuille de son praticien ! Ce qui ne veut pas forcément dire qu’il sera incompétent –ni l’inverse d’ailleurs !!

Le psy est d’abord et avant tout un être humain, avec lui même ses problèmes, ses souffrances qu’il aura pu ou non transcender. Il a acquis des compétences techniques sur l’être humain lui permettant de pratiquer son art avec méthode. Cela peut vous choquer d’appliquer ce genre de langage pour une personne, mais il faut savoir que si chaque parcours humain est unique, il y a des composantes générales tout de même. Ainsi, pour chacun d’entre nous, nous sommes élevés par des parents ou institutions, provoquant des souffrances quasiment obligatoires en nous.

Ceux et celles nous ayant éduqué ne sont pas forcément parfaits, laissant parfois des traces au fer rouge en notre conscience, ou sub-conscience (c’est à dire au plus profond de notre cerveau, sans que nous en ayons forcément conscience, des faits du passé agissent sur notre comportement présent). En fait, quant bien même ces personnes seraient des merveilles, leur action laisse obligatoirement en nous des traces bonnes et mauvaises, car la vie est ainsi, le bon côtoie le mauvais, et l’un ne pourrait exister sans l’autre. L’éducation donne ainsi l’un comme l’autre.

La technique du thérapeute consiste par exemple à savoir que chacun est affecté par son enfance, adolescence, d’une certaine manière, avec des étapes comme l’apprentissage de la sexualité, et autres. Le tout est de bien comprendre que si beaucoup d’écoles de pensée existent chez les psy pour dire comment faire au mieux pour les patients, aucune ne saurait être forcément meilleure que les autres, bien que malheureusement, souvent, chaque supposé spécialiste se considère comme le meilleur, et tant qu’à faire dénigre parfois les autres méthodes.

Le meilleur, comme dans la vie, c’est celui ou celle sachant qu’il a toujours beaucoup de choses à apprendre, celui ou celle restant humble, ce qui est rare. Car ces doctes gens croient souvent tout savoir, appliquent leur technique sans amour, sans bon sens. Oui, de l’amour, du bon sens, il en faut un sacré paquet pour démêler cet extraordinaire écheveau qu’est chaque composante de l’esprit humain.

3 différents courants de pensée, d’actions, de techniques :
à noter que moi-même je ne suis pas un spécialiste de la chose, n’hésitez donc pas, comme en toute chose, à compléter, vérifier ce qui est écrit ici.

1 ) Le psychothérapeute vous écoute, a suivi une école pour cela, souvent a fait lui même une psychothérapie pour ôter en lui, en elle, le plus gros de ses tourments, afin de moins l’affecter dans sa conduite envers ses patients. Vos séances peuvent ne durer que quelques mois, voire moins. Il existe énormément de courants différents, entre le plus sérieux et le franchement fantaisiste.

2 ) Le psychanalyste s’est obligatoirement fait analyser, parfois durant plusieurs années. L’analyse du patient dure souvent plusieurs années, fort coûteuse donc, allant tout au fond de son esprit, pour tout analyser, et changer en lui ce qu’il est possible et souhaitable de changer.

3 ) Le psychiatre est un médecin ayant poursuivi l’ensemble du cursus médical commun, puis a opté pour la spécialité psychiatrique ; il n’a pas forcément suivi lui même une psy.

Certains psy considèrent qu’ils ne doivent pas ou à peine parler, vous écoutant longuement. Cela peut être extrêmement pénible pour vous, ou bénéfique : à vous de voir. Mais il est déjà bien difficile de venir parler à un étranger de ses tourments les plus profonds, alors être face à un mur ne semble pas être une bonne méthode pour vous aider. Tous les extrêmes sont mauvais. Il peut être bon de se taire, mais pas tout le temps ; et le dialogue est bon s’il n’y a pas que cela. Certains praticiens vous demandent de vous étendre sur un canapé, sans pouvoir les regarder une fois allongé, ce qui peut également vous être difficile, ou au contraire vous aider à vider votre sac.

4 ) Enfin, l’hypnose est une technique qui peut être utilisée par n’importe quel psy, consistant à vous mettre en un état de profonde tranquillité, permettant la suggestion à votre égard, et donc de vous donner des idées propres à changer bénéfiquement votre vie, avec votre consentement. Cela marche ou pas, selon votre état de réceptivité et la compétence du psy. Cela peut être très efficace pour des problèmes très ponctuels, comme d’arrêter de fumer, ou pour des problèmes de poids.

Les séances durent entre 20 et 45’ selon le praticien, coûtent entre le prix du médecin spécialiste (psychiatre) à beaucoup plus, en sachant que ni la durée ni le prix ne garantissent une bonne prise en charge. Il faut compter une à deux séances par semaine. Parfois sont davantage de séances, cela me paraît trop : une psy ne doit pas empiéter autant sur votre vie privée, ni sur votre porte monnaie. D’autres fois, le psy se contente d’une séance par mois, ce qui ne paraît guère sérieux.

Il faut aussi vous faire confiance en votre ressenti, votre relatif bien être. Parler de soi n’est jamais évident, reconnaître ses erreurs, constater ses souffrances souvent fait pleurer, fait mal. Certaines personnes sont terrorisées à l’idée de parler d’eux, et refusent d’aller plus loin.

N’oubliez jamais que quelle que soit la technique employée, le maniement du psychisme relève d’abord et avant tout d’un art, qui demande d’abord et avant tout de solides qualités humaines : on ne traite pas le cerveau comme un objet.

Il faut faire très attention : un mauvais praticien peut vous être extrêmement nocif. Mais en général, les pires d’entre eux se contentent de vous prendre de l’argent sans guère ou aucune efficacité. N’oubliez jamais que quelle que soit la compétence de la personne qui vous suit, vous gardez toujours parfaitement le droit d’arrêter vos séances. Certains psy pourront tenter de vous dissuader de venir les voir : parfois pour votre bien, parfois pour le bien de leur portefeuille : difficile de faire la différence parfois.

N’essayez pas non plus de forcer un enfant à être suivi par un psy, cela ne fonctionnera pas. En tout cas, n’allez pas au delà de quelques séances si l’enfant ne veut pas y aller.

Un psy peut être exécrable, tout en étant compétent et efficace pour vous : à voir si vous le supportez ou préférez aller voir ailleurs. Freud par exemple était plutôt désagréable dans ses consultations, et c’est un euphémisme.

Loterie, injustice et carcan des professions

Quoi de commun entre un salarié de fast food et un fonctionnaire ? Rien, ou pas grand chose Le premier a un emploi précaire, se voit traiter comme un esclave alors même qu’il travaille en courant, sent le graillon le soir chez lui, est mal payé, avec des avantages théoriques assurés par les lois de l’état français, mais constamment bafoués dans les faits, travaille à temps partiel sans vraiment l’avoir choisi, avec de bien mauvais horaires (tard le soir, mais il est vrai que c’est bien pour les étudiants finançant ainsi leurs études), et révocable à merci. Le fonctionnaire bénéficie d’avantages acquis et respectés, droit de grève notamment dont il use et abuse parfois, a un salaire sûr et à vie, quoiqu’il fasse pratiquement, a une avancée de carrière toute tracée, une évolution possible avec les concours ou autres examens plus ou moins fantaisistes parfois…

Dans le clan des fonctionnaires, contre lequel je ne suis pas forcément (j’en suis un) peuvent être mis les salariés de la RATP, ne se privant jamais d’abuser de leur droit de grève, prenant en otage des millions de salariés qui, eux, ne peuvent se le permettre ; mais aussi des salariés de grandes entreprises bénéficiant d’une protection de fait, bien que parfois hélas ils font partie des charrettes éventuelles.
Dans le clan des salariés esclaves, peuvent être hélas mis bien des catégories : caissières de grande surface devant lever la main pour aller aux toilettes, travail à la chaîne… de plus en plus de gens en fait, du fait de la paupérisation grandissante de la société.

Quoi de juste là dedans ? Rien ! Selon le choix qu’on fait de sa carrière, de son premier emploi, largement dû au hasard, au pas de chance, on est dans un milieu nanti ou non.
Il n’est pas question pour moi de vouloir atteindre aux droits acquis, mais d’aller contre ceux excessifs, octroyés à une caste de fait seule. Ainsi, que dire d’un professeur nul, comme chacun d’entre nous a pu en connaître, par son expérience personnelle ou de proches, qu’on ne peut virer car bénéficiant de son statut de fonctionnaire. Il ne fait rien, est incapable, n’arrive pas à se faire respecter des enfants, est constamment en congé maladie. Des sanctions sont possibles, mais jamais ou presque appliquées, sinon les merveilleux syndicats sont tout prompts à faire grève, contre tout sens de la mesure. Alors les établissements se passent à l’occasion ces nullités dont personne ne veut, à commencer par les parents désolés et impuissants, tout comme les proviseurs.

A l’autre bout de l’échelle sociale sont les travailleurs du dehors, maçons par exemple, oeuvrant par tous les temps, soulevant de lourdes charges, dos cassé, métier dangereux, jusqu’à l’âge de la retraite parfois, qui est bien plus élevée que celle d’autres travailleurs protégés pourtant. Même l’âge de la mort est différent, défavorable aux basses catégories sociales, du fait de leur dure vie peu payée de surcroît !
Alors pourquoi devoir exercer un dur métier, toujours le même durant toute sa vie ? A l’heure où il est de bon ton ou obligatoire de changer plusieurs fois de profession durant son existence, il serait bon, ou plutôt obligatoire d’instituer des ponts entre les différents emplois. Par exemple, un maçon peut exécuter sa tâche à vingt ans, mais devrait pouvoir à la fin de sa vie professionnelle devenir par exemple gardien de musée, là où on trouve des jeunes en train de s’ennuyer ferme le plus souvent.
Mais non, le travail, le métier sont affaire de loterie ; il faut faire le bon choix des études, de la formation, de l’entreprise, et tant pis si on n’a pas tiré le bon numéro, qu’on va au chômage. Les autres diront : la faute à pas de chance, ou à mauvaise personne : tant mieux pour moi qui ne suis pas (pas encore) de la charrette. Egoïsme à la petite semaine, refus du partage du travail, des richesses, toute une nation, tout un monde qui va et vit dans la catastrophe, créant la haine, la violence nationale et internationale.

Puissance et finalité des entreprises

De rachat en fusion, les entreprises gagnent en gigantisme, et il est désormais difficile de déterminer leur nationalité lorsque (par exemple) les actionnaires sont de tous pays, les dirigeants allemands, les salariés des pays pauvres de plus en plus souvent, le siège social là où l’on paye le moins d’impôts, et qu’on y parle anglais de plus en plus.

On est passé de l’entreprise patriarcale à celle privilégiant l’argent pour l’argent. En fait, ceci n’est pas vrai, car de tout temps les patrons ont d’abord et essentiellement rempli leur porte monnaie avant d’en faire petitement profiter leurs salariés. Par contre la compétition s’internationalise, et l’on a vu apparaître des sociétés faisant de confortables bénéfices et qui néanmoins licencient leurs salariés, délocalisent dans les pays à faible coût de main d’œuvre et/ou peu imposés.

On ne peut pas dire que l’argent profite davantage à peu de gens, sauf sur une courte période (ces dernières dizaines d’années), car auparavant (quelques siècles en arrière) le système de servage, de royauté, faisait vivre les gens dans la boue, et les dirigeants dans les palais. A l’évidence maintenant, il y a suffisamment d’argent pour faire correctement vivre tous les humains, mais cela ne se produit dans pratiquement aucun pays. Notre démocratie planétaire, les USA, ne fait pas du tout mieux : peut être bien que leurs clochards ont de bonnes chaussures de tennis, mais ils mangent tout de même dans les poubelles : belle leçon d’économie ultralibérale.

Les entreprises n’ont plus le rôle de construction du pays, ni de rendre leurs salariés heureux, encore moins leurs clients. Elles n’ont plus comme unique fonction de faire le maximum de profit, mais au profit du moins de personnes possible : en général : dirigeants et actionnaires. Les salariés sont considérés comme des pions, sous humains tout juste bons à être pressés au maximum, jetés dès que supposés inutiles pour la meilleure marche possible de l’entreprise. Cet idéal d’argent est fait au sein de la seule idéologie rescapée de la planète, ayant fait ses preuves économiques, voire politiques : le libéralisme capitaliste (caca, pipi, capitaliste).

Les usines créent des biens à durée de vie minimale, afin d’en assurer le remplacement le plus vite possible, quant bien même seraitn-ils encore parfaitement performants et utiles. Le problème est que la qualité des matériaux s’améliore sans cesse, de même les nombreux composants électroniques remplaçant tous les mécanismes cassables. Fort heureusment la publicité est là pour vendre les produits, créer le besoin d’achat et de remplacement bien avant que cela ne s’impose. Le chômage et la précarité paupérisent les acheteurs potentiels, mais le gigantisme des entreprises permet de réduire les prix de vente, et ôte une bonne partie de la concurrence, permet d’atteindre beaucoup plus d’acheteurs potentiels.

Songeons qu’une entreprise comme Carrefour ouvre une centaine d’hypermarchés par année dans le monde, les rentabilise au plus tard dans les trois ans : c’est dire la puissance de telles entités. Imaginez-vous acheter un logement tous les trois ans ? Ou cent par an ?
La nationalité des entreprises est désormais dure à appréhender, mais aussi la discipline qu’on peut leur imposer. Par exemple quel poids peut-on avoir sur Western Union, leader mondial des transferts d'argent en espèces, qui déclarait en 2005 plus de 3 milliards de dollars de bénéfices, 25 milliards de dollars de flux ayant transité entre les pays riches et les pays pauvres par son intermédiaire -l'équivalent du produit intérieur brut de la Tunisie ? On peut toujours faire des lois, réglements, interdire tout ou partie de leur activité. Il faudra alors contrer leur armée d’avocats, ce qui n’est jamais simple, même à l’échelle d’un pays, et, arme suprême, la grande entreprise pourra boycotter tel ou tel produit national, telle activité, et le pays pourra s’en trouver fort marri.

Publicité, bourrage de crâne et modèle économique suranné

La publicité est proche ou tout à fait dans la propagande. Elle est faiblement utile, nous renseignant sur les nouveautés ou l’existant. Pour l’essentiel, elle est destinée à nous faire acheter ce qu’on achèterait pas si on ne la regardait pas, et pire, à nous donner envie de payer ce qui ne nous sert pratiquement à rien. Ses messages s’adressent désormais à toutes les tranches d’âge, enfants et vieillards compris. C’est la segmentation du marché, de plus en plus fine, et qui fait ses progrès sur internet. Tout est en place pour nous envoyer des messages très ciblés sur nos désirs et préoccupations. Si on recherche de l’information sur les propriétés en vente ou location dans tel coin du monde, on reçoit comme par magie sur la page d’internet des liens ou publicités sur cette demande : l’informatique n’a guère de limite, et l’imagination fertile des publicitaires non plus.

En France, les coupures publicitaires télévisées sont assez réglementées par rapport à d’autres pays. Mais en fait la publicité est partout : à la télévision : différents protagonistes venant parler de leur film, livre, produit innovant ; politiques donnant leur vision de l’information à travers leur action ; jusqu’aux programmes pour enfants où l’on voit des héros se battre à coup de cartes magiques, en vente dans le commerce bien sûr. Partout on vous promet un monde de rêve si vous achetez tel ou tel produit. Bien sûr, et encore, on ne vous le dit pas si abruptement, mais on ne cesse de vous le suggérer. On présente une voiture, avec une belle femme à moitié nue à coté : on vous fait croire ainsi que vous aurez bien plus de chance d’avoir la seconde en acquérant la première, au plus profond de votre subconscient avide de sexualité ou d’amour, et sinon de reconnaissance, notamment de la gent féminine.

Ce mode de matraquage mental est bon pour tout le monde : si vous achetez telle lessive, vous voyez un chemisier tout propre, qui fait la jalousie et l’envie du voisin ou de la voisine (car la cible est féminine essentiellement), et de plus vous voyez une famille heureuse, pleine de joie, d’amour, de sourires, portant notamment bien sûr ce vêtement si beau aux couleurs ravivées. Cette description vous paraît stupide peut être, alors regardez bien les publicités par exemple télévisées, arrêtez-vous y, réfléchissez sur ce qui vous a temporairement donné un sentiment de bonheur, une émotion de joie, une pensée de bien être. Ce n’est pas toujours facile à décrypter, car tout se mélange : les superbes images, la belle musique connue qui reprend en vous des émotions passées que vous allez en partie au moins mettre sur le produit présenté, l’évocation d’une vie heureuse...

En fait, vu la puissance du message publicitaire, il est infiniment dommageable que l’état ne s’en serve pas pour éduquer les français, qui en ont grandement besoin. On pourrait passer des messages expliquant qu’on doit laisser descendre les gens avant de monter dans les bus ou métros ; qu’il ne faut pas jeter des détritus par terre ; que le tri collectif des ordures est nécessaire et bienfaisant ; qu’en se traitant d’enculé (mot fréquent chez les jeunes, et qui signifie désormais, entre amis, qu’on s’aime bien !) on ne se grandit pas... un pourcentage obligatoire du chiffre d’affaires des budgets publicitaires pourrait y aider, même si les prélèvements sociaux sont déjà conséquents, et qu’en finale c’est le public qui paierait via l’achat de ses produits.

La société capitaliste n’existe que pour autant qu’on achète sans cesse des produits, souvent inutiles, remplaçant avant besoin nos produits utilisés, en acquérant d’autres tout à fait inutiles, parce qu’il y a un bouton de plus, une couleur, ou une simple marque. Par exemple mes enfants seraient exclus de leur groupe d’amis s’ils ne portaient pas telle marque de vêtements, quelle que soit leur solidité ou coté pratique. C’est à la fois amusant et triste de voir tous ces jeunes censés refuser la société, notamment de consommation, avec leurs vêtements à trous, tachés (mais qu’ils achètent souvent déjà troués et/ou tachés, comble du délire), pantalons qui leur tombent aux pieds, mais vêtements de telle marque connue du moment.

Ce n’est donc plus tellement sur les jeunes seulement qu’il faut compter pour sortir de l’aberration économique capitaliste, mais sur l’ensemble du peuple, de son pouvoir de réflexion. Le capitalisme n’est pas mauvais en soi, mais peut être infiniment meilleur s’il est appliqué d’abord pour le bonheur des gens, et non pour faire sans cesse circuler davantage d’argent, au profit de quelques uns, phagocytant les moyens de production à créer sans cesse plus de produits inutiles à la courte vie.

06/01/2007

Inné ou acquis : qu’est-ce qui nous gouverne ?

Chacun naît de deux parents, forcément, quant bien même viendrait-il d’une fécondation artificielle, pour l’heure en tout cas, chacun vient de la combinaison génétique de deux lots de chromosomes mâles et femelles. Ce sont ces chromosomes qui construisent notre corps dans le milieu utérin, sans doute à l’aide d’hormones entre autres de la mère. Ils font que l’organisme et l’esprit de l’enfant sont ou non normaux. C’est ce qu’on appelle l’inné, qui donnera des caractéristiques propres à l’individu dès sa naissance.

Après vient l’influence de l’acquis qui complète, infirme, renforce ce qui vient de l’inné. L’acquis, c’est ce que tout l’individu apprend de toutes les personnes s’occupant de lui : parents, fratrie, famille élargie ; mais aussi amis, école… et encore la nature elle même : un insecte qui passe qui fait rêver, penser au merveilleux ou au détestable, le vent…

Beaucoup d’études sont faites sur les vrais jumeaux séparés ou non à la naissance, pour distinguer ce qu’on doit à l’inné ou à l’acquis. On constate ainsi que deux jumeaux présentent des caractères communs, même séparés depuis la naissance, éduqués dans deux familles différentes ne se voyant jamais. L’hérédité semble donc responsable à la base de certains caractères tels que : l’intelligence, la sensibilité à l’art, au sport, ce qui fait plaisir vient plutôt de la génétique, mais c’est un peu léger comme résultats. Que dire du plus profond du psychisme, du plaisir de vivre, de communiquer… Et puis l’intelligence est à l’évidence changée au cours du développement de chacun : magnifiée ou entravée, peut être est-elle établie par contre dans son maximum dès la naissance, mais cela reste à prouver.

En fait, certainement, tout au long de la vie, inné et acquis s’entremêlent dans leurs effets. La lecture par le corps de ses propres chromosomes n’est pas la même au cours du temps, c’est une des explications des maladies naissant avec l’âge, du vieillissement aussi. De façon générale, le corps influe sur le mental, et le psychisme sur l’organisme.
Ainsi, si vous bénéficiez de plein d’amour dans votre vie, sans doute que vous pourrez maximiser l’expression de votre capital génétique.

Par contre, si vous êtes miséreux, toujours aux abois depuis le début dans votre vie, sans aucun amour, bien difficile pour vous de profiter de l’excellence de vos gênes. Ceci est important, car selon où vous naissez, pays, civilisation, et surtout qualité de l’environnement familial, vous ne bénéficierez pas des mêmes chances dans la vie. C’est évident : il est plus facile de devenir heureux avec des parents aimants, une bonne culture, de l’argent, un pays riche, de la sécurité partout où vous passez, notamment dans la rue, qu’a contrario : pays en guerre, violence dans votre famille et au dehors, haine, manque d’argent et même de ressources vitales. Ceci est vrai pour le bonheur, mais aussi pour la réussite sociale, familiale, professionnelle, et même la santé, car les soucis abîment le corps, et l’esprit.

05/01/2007

Comment punir efficacement pour éviter la récidive

Si vous avez grillé un stop en voiture, vous encourez forte amende et/ou peine de prison, mais généralement vous n’aurez que l’amende (à condition d’être pris bien sûr), voire n’aurez rien du tout si vous tombez sur un agent débonnaire qui croira, à tort ou à raison, que vous ne l’avez pas vu, et que vous le regrettez tant qu’à faire. Il en ira tout autrement si vous avez fait à cette occasion un accident, surtout si vous avez blessé ou tué quelqu’un : forte amende, et beaucoup plus de chance de faire de la prison. Pourtant la situation est la même : vous avez grillé un stop. Alors pourquoi la peine est-elle différente ? Bien sûr les conséquences ne sont pas les mêmes, mais faut-il juger sur les conséquences, ou la cause, ou l’intention, ou les circonstances atténuantes (vous ne l’aviez pas vu) ou aggravantes (vous étiez ivre) ?

Prenons un autre exemple, proche, mais plus frappant. Vous êtes très fortement alcoolisé, et prenez tout de même votre voiture. Fait aggravant : vous avez l’habitude de la chose, qui peut être prouvée. Si vous ne créez pas d’accident : même chose que ci-dessus, sauf que la peine sera plus lourde, car les ivrognes au volant n’ont vraiment pas le vent en poupe, et c’est heureux. Si vous avez blessé ou tué : certainement vous ferez de la prison. Cela semble normal pour la plupart des gens, pas à moi : la faute est la même, seules les conséquences changent : faute à pas de chance. En fait, l’accident qui peut arriver, arrivera de plus en plus de façon certaine au fur et à mesure que vous prendrez souvent le volant en état fortement alcoolisé.

Alors pourquoi ne pas punir aussi fortement celui qui a ou n’a pas causé d’accident ? On dira qu’on ne peut mettre tout le monde en prison, et c’est vrai. Mais l’argument est fallacieux : les fortes peines de prison et/ou d’amende sont fortement dissuasives pour les gens non aguerris dans l’irrespect de la loi, ce qui est le cas de l’immense majorité des contrevenants du code de la route, comme des dits petits délits. Si vous franchissez de beaucoup une limitation de vitesse et qu’on vous supprime huit jours de suite votre voiture, je vous garantis que vous ne recommencerez pas deux fois, surtout si pour une deuxième infraction on vous vend la voiture d’office, sans rien vous donner de l’argent de la vente.

Vous me taxez de violence, d’irresponsabilité ? C’est vous qui voyez, si vous préférez quelques milliers de morts chaque année sur les routes françaises qui auraient pu être évitées pour beaucoup sans problème, peut-être vous ou un de vos proches demain.

En fait, il n’y a pas de petit délit. Comme le dit la sagesse populaire : qui vole un œuf, vole un bœuf. Les petits larcins peu ou pas punis conduisent ceux qui les commettent à augmenter la dose. C’est ce qu’on voit pour tous les jeunes désœuvrés qui désormais, dès l’âge de dix ans ou peu plus, rackettent, volent, brûlent les voitures, collèges et autres comme un jeu, sûrs de ne pas être punis, du fait de l’imbécillité de la loi française.

De même, un gros délit, un crime, justifient actuellement d’une bonne peine de prison. Une fois sortis, les criminels ne le sont plus : « ils ont payé leur dette », et c’est heureux, car on ne saurait être toute sa vie condamné sans chance de rédemption. Les personnes qui ont été violées, blessées, tuées, ou leurs proches, elles, n’auront parfois de cesse de payer de leur souffrance toute leur vie, troubles psychiques, ce que leur agresseur leur aura fait. Pour elles, innocentes : pas de rédemption !

Alors, même s’il faut laisser aux criminels une chance de reprendre le cours normal de la vie, il ne faut pas oublier le sang versé ou la souffrance provoquée : il faut que toute leur vie les responsables payent par des heures de travail, de l’argent, un engagement associatif ce qu’ils ont fait. Ce n’est pas un désir de vengeance, mais un sain besoin de réparation, de rappel de la faute commise, sans pour autant les empêcher de vivre ni de gagner leur vie aussi pour eux.

D’un autre coté, il est très inutile de les jeter durablement en prison. Pour les récidivistes, les endurcis, les horreurs à deux pattes : une opération au cerveau pourrait diminuer fortement leur dose d’agressivité : c’est mieux que de les laisser croupir en prison, dans la haine d’eux mêmes comme de la société, en en faisant des bêtes humaines toujours plus endurcies et malveillantes. Il vaut mieux les suivre psychologiquement, leur donner une légère peine de prison, mais les suivre toute leur vie : l’ADN le permet, l’informatique aussi, permettant de suivre leur trace internationalement ou presque.

Les récidives devraient être infiniment moins nombreuses, les faits commis beaucoup moins graves, ni fréquents : le bon exemple fait tâche d’huile, et ce dès l’enfance. Il faut punir, mais dans l’éducation, et ne pas laisser le passé s’oublier, mais en laissant toujours une chance raisonnable et raisonnée à l’individu de se réinsérer et d’être heureux si possible.

La duplicité Sarkozy/Chirac sur la loi zéro SDF

Je me suis un peu fixé comme règle de ne jamais réagir à chaud dans mes articles. Cependant, je juge la conduite de messieurs Chirac et Sarkozy suffisamment ignoble pour vouloir le faire pour une fois. J’ignore la valeur personnelle de ces hommes. On dit M Chirac affable, sympathique, serviable. Sans doute ont-ils une valeur certaine d’être humain, au moins parmi leurs proches. Mais leur promesse de résoudre le problème des gens dormant dehors sous toutes les conditions de froid, violence, faim, maladie, isolement dans les tous prochains mois me révulse vraiment. Bien sûr, s’ils le font, ce sera très bien, mais pourquoi maintenant seulement ? Cela fait plusieurs dizaines d’années que la droite est au pouvoir, depuis 1958 et davantage, aux quatorze années socialistes près. Pourquoi ont-ils attendu tant de temps pour résoudre ce problème crucial ? Il ne s’agit pas pour moi de dire que la droite est pire que la gauche, car pour moi ils sont parfaitement équivalents, à peu de choses près. Je juge leur décision électoraliste, et c’est pitoyable.

Encore une fois, tant mieux si effectivement ils font élire une loi donnant toutes leurs chances aux si nombreux SDF (sans domicile fixe, appellation pudique pour clochards, miséreux, reclus, mis au ban de la société…). Peut-être qu’auparavant ne pouvaient-ils pas le faire, que la société, comme pour le problème du tabac ou de la violence routière impunie, n’était pas prête à changer les choses. Mais leur seule réelle valeur de politiques devrait précisément s’en tenir là : forcer le peuple au changement vers le bien, vers le bon. Ils en sont loin, plongés dans toutes leurs magouilles politiques, leurs malversations et autres malhonnêtetés.

Ils veulent voter une loi instituant le DROIT au logement. Je suis curieux d’en voir la réalité future mise sur le terrain (si elle émerge jamais) : financement, constructions… Combien de temps vont-ils encore mettre pour instituer le DROIT au travail ? Entre 1973, début de la forte période du chômage (premier choc pétrolier) et 2007, le nombre de chômeurs est passé de 300.000 personnes à 3.000.000 d’exclus, soit dix fois plus. Encore ces chiffres ne sont-ils que le produit du mensonge permanent gouvernemental, et sans doute doivent-il être doublés.

Espérons que la valeur présente et future des français soit mieux représentée au niveau de leurs élites supposées. Espérons surtout que la valeur future des français (et autres peuples sur Terre) soit bien supérieure à celle présente, car au milieu de leur faim contentée, de tous leurs besoins assouvis, ils supportent avec tant de tranquillité d’esprit la misère de tant de pauvres hères aussi bien dans leur pays que dans le monde.

En attendant, « Les enfants de Don Quichotte » et autres « Médecins du Monde » qui ont installé des tentes pour les SDF les voient souvent évacuées ou détruites par les forces de police qui agissent évidemment sur ordre des politiques. Ceux ci ont peur de ces tentes qu’on voit trop, témoignages de leur impéritie. En effet, une personne dormant dehors le fait que le soir, nuit, matin tôt, il n’occupe guère de place dans sa niche ; réveillé, recroquevillé sur lui même dans un coin, il occupe encore moins de surface au sol, puis il vaque à ses inoccupations, invisible aux yeux de tous. Mais que les politiques se rassurent : les gens ont appris à ne pas voir, et pire, à ne pas regarder. Les exclus sont transparents. Gageons que même leurs tentes le deviennent rapidement, même si elles ne sont plus enlevées par la police.

29/12/2006

C’est si simple de maigrir : il suffit de le vouloir... vraiment !

C’est tellement bon de manger : besoin inhérent à la vie. Mais il faut manger pour vivre, et non pas vivre pour manger. Au fait : savez-vous faire la différence ? Je vous propose une excellente méthode pour maigrir, assez rapidement, pour peu que vous le désiriez vraiment, et que vous n’avez pas de problème physiologique expliquant votre sur-poids. Elle tient en très peu de mots : lorsque vous mangez, demandez vous toujours : est-ce que je suis en train de manger parce que j’ai faim, ou parce que j’ai envie de manger ? Si c’est le second choix qui s’impose : arrêtez vous de suite de manger, et vous maigrirez à coup sûr. Pourquoi ?

Hé bien, c’est simple : des millions d’années d’évolution nous ont créé un corps merveilleux : même si la nature a prévu de nous donner un stock de graisse afin de parer aux périodes de vaches maigres, elle nous a aussi doté de mécanismes d’auto régulation extraordinaire nous renseignant sur nos besoins de manger, dormir, boire... Ecoutons donc notre corps : c’est tout !

Mais je me dois d’être honnête envers vous : bien des obstacles s’immisceront devant vous. Si j’en juge par mon expérience personnelle, il est bien plus facile d’écouter les sirènes du mensonge, vous disant ici que vous pouvez manger autant de légumes que vous le désirez, ou de viande, pourvu que vous ne les mélangiez pas ; là qu’avec des produits savamment dosés (et très chers) vous maigrirez assurément ; en achetant une ceinture magique vous perdrez en quelques heures 3 cm de tour de ventre (c’est d’ailleurs hallucinant que les pouvoirs publics laissent régulièrement passer de telles stupidités publicitaires, mais rapportant gros) ; mettez des vêtements transpirants, vous perdrez de suite du poids (certes, vous perdrez de l’eau, et la regagnerez de suite, car c’est un élément vital du corps : fait à 80 % d’eau)...

Oui, vous perdrez pratiquement toujours du poids, de manière assez modérée cependant, puis vous le regagnerez : mais un peu plus. Par cet effet yo-yo, au fil des régimes tous plus miraculeux (et parfois chers, ou/et astreignants) vous augmenterez toujours petit à petit votre poids final.

En fait, la seule manière de maigrir est la solution que je vous propose, agrémentée d’un équilibre alimentaire (consultation en diététique, lectures, cuisine saine, repas à heures fixes, pas de grignotage..). Il est toujours nécessaire d’avoir une réflexion globale sur sa vie, parfois aidé d’un psychothérapeute : hypnose (ça fonctionne pour ce type de problème paraît-il), psychothérapie cognitive (portant sur un seul point que vous voulez régler en vous) ou plus générale, selon votre besoin. Je précise ces deux points ci-après.

1 / Réflexion, sur la manière de manger comme déjà dit plus haut, mais aussi sur vos besoins. Jusqu’ici, vous mangiez tout ce que vous vouliez, sans grossir d’un gramme. Hélas, c’est terminé, et vous n’y comprenez rien. La réponse est simple et double :

a ) tout d’abord, votre corps se modifie, l’expression des gènes n’est pas la même toute votre vie, et votre métabolisme de base (c’est à dire l’énergie nécessaire pour respirer, faire battre votre cœur, penser, bouger...) peut diminuer.

b ) Mais surtout, jusqu’à 25 ans environ, vous grandissiez, formiez votre corps. Et puis c’est fini. Vous avez moins besoin de manger. Mais voilà, de tout temps vous aviez l’habitude d’ingérer telle quantité de nourriture sans problème : il est bien dur de revoir tout ça. D’autant plus que l’âge venant, les revenus sont souvent plus conséquents, la vie mieux tracée, et l’ennui qui s’installe un peu, du moins la routine. Alors manger, ça distrait, c’est festif, convivial, agréable. Et puis bien sûr on bouge moins, brûle moins de calories.

C’est pourquoi tant de quarantenaires et plus présentent un charmant ventre qui va grossissant, parfois jusqu’à la catastrophe, en tout cas toujours au détriment de l’ensemble du corps qui le porte, qui s’essouffle, graisse ses parois artérielles (maladies cardio-vasculaires : premier facteur de mortalité en France : 180.000 morts par an). C’est en fait extrêmement difficile de savoir si on mange par faim ou simplement par envie de manger, et plus dur encore de s’ôter le plaisir de manger : il faudra le remplacer par autre chose.

2 / C’est pourquoi une psychothérapie peut s’avérer nécessaire pour changer le contenu de sa vie, comprendre ce qu’on fait, pourquoi on le fait, ce qu’on peut faire.

Ainsi, par le biais de la nourriture, vous pouvez être amené à changer aussi votre vie. Faites le, plutôt que de céder aux sirènes trompeuses des régimes amenant de l’argent à ceux les préconisant, en toute inutilité pour vous.