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05/01/2007

Comment punir efficacement pour éviter la récidive

Si vous avez grillé un stop en voiture, vous encourez forte amende et/ou peine de prison, mais généralement vous n’aurez que l’amende (à condition d’être pris bien sûr), voire n’aurez rien du tout si vous tombez sur un agent débonnaire qui croira, à tort ou à raison, que vous ne l’avez pas vu, et que vous le regrettez tant qu’à faire. Il en ira tout autrement si vous avez fait à cette occasion un accident, surtout si vous avez blessé ou tué quelqu’un : forte amende, et beaucoup plus de chance de faire de la prison. Pourtant la situation est la même : vous avez grillé un stop. Alors pourquoi la peine est-elle différente ? Bien sûr les conséquences ne sont pas les mêmes, mais faut-il juger sur les conséquences, ou la cause, ou l’intention, ou les circonstances atténuantes (vous ne l’aviez pas vu) ou aggravantes (vous étiez ivre) ?

Prenons un autre exemple, proche, mais plus frappant. Vous êtes très fortement alcoolisé, et prenez tout de même votre voiture. Fait aggravant : vous avez l’habitude de la chose, qui peut être prouvée. Si vous ne créez pas d’accident : même chose que ci-dessus, sauf que la peine sera plus lourde, car les ivrognes au volant n’ont vraiment pas le vent en poupe, et c’est heureux. Si vous avez blessé ou tué : certainement vous ferez de la prison. Cela semble normal pour la plupart des gens, pas à moi : la faute est la même, seules les conséquences changent : faute à pas de chance. En fait, l’accident qui peut arriver, arrivera de plus en plus de façon certaine au fur et à mesure que vous prendrez souvent le volant en état fortement alcoolisé.

Alors pourquoi ne pas punir aussi fortement celui qui a ou n’a pas causé d’accident ? On dira qu’on ne peut mettre tout le monde en prison, et c’est vrai. Mais l’argument est fallacieux : les fortes peines de prison et/ou d’amende sont fortement dissuasives pour les gens non aguerris dans l’irrespect de la loi, ce qui est le cas de l’immense majorité des contrevenants du code de la route, comme des dits petits délits. Si vous franchissez de beaucoup une limitation de vitesse et qu’on vous supprime huit jours de suite votre voiture, je vous garantis que vous ne recommencerez pas deux fois, surtout si pour une deuxième infraction on vous vend la voiture d’office, sans rien vous donner de l’argent de la vente.

Vous me taxez de violence, d’irresponsabilité ? C’est vous qui voyez, si vous préférez quelques milliers de morts chaque année sur les routes françaises qui auraient pu être évitées pour beaucoup sans problème, peut-être vous ou un de vos proches demain.

En fait, il n’y a pas de petit délit. Comme le dit la sagesse populaire : qui vole un œuf, vole un bœuf. Les petits larcins peu ou pas punis conduisent ceux qui les commettent à augmenter la dose. C’est ce qu’on voit pour tous les jeunes désœuvrés qui désormais, dès l’âge de dix ans ou peu plus, rackettent, volent, brûlent les voitures, collèges et autres comme un jeu, sûrs de ne pas être punis, du fait de l’imbécillité de la loi française.

De même, un gros délit, un crime, justifient actuellement d’une bonne peine de prison. Une fois sortis, les criminels ne le sont plus : « ils ont payé leur dette », et c’est heureux, car on ne saurait être toute sa vie condamné sans chance de rédemption. Les personnes qui ont été violées, blessées, tuées, ou leurs proches, elles, n’auront parfois de cesse de payer de leur souffrance toute leur vie, troubles psychiques, ce que leur agresseur leur aura fait. Pour elles, innocentes : pas de rédemption !

Alors, même s’il faut laisser aux criminels une chance de reprendre le cours normal de la vie, il ne faut pas oublier le sang versé ou la souffrance provoquée : il faut que toute leur vie les responsables payent par des heures de travail, de l’argent, un engagement associatif ce qu’ils ont fait. Ce n’est pas un désir de vengeance, mais un sain besoin de réparation, de rappel de la faute commise, sans pour autant les empêcher de vivre ni de gagner leur vie aussi pour eux.

D’un autre coté, il est très inutile de les jeter durablement en prison. Pour les récidivistes, les endurcis, les horreurs à deux pattes : une opération au cerveau pourrait diminuer fortement leur dose d’agressivité : c’est mieux que de les laisser croupir en prison, dans la haine d’eux mêmes comme de la société, en en faisant des bêtes humaines toujours plus endurcies et malveillantes. Il vaut mieux les suivre psychologiquement, leur donner une légère peine de prison, mais les suivre toute leur vie : l’ADN le permet, l’informatique aussi, permettant de suivre leur trace internationalement ou presque.

Les récidives devraient être infiniment moins nombreuses, les faits commis beaucoup moins graves, ni fréquents : le bon exemple fait tâche d’huile, et ce dès l’enfance. Il faut punir, mais dans l’éducation, et ne pas laisser le passé s’oublier, mais en laissant toujours une chance raisonnable et raisonnée à l’individu de se réinsérer et d’être heureux si possible.

20/11/2006

Une punition ra-di-ca-le pour les assassins de la route

Il est assez stupéfiant de constater combien la punition peut être réprouvée et pour le moins inutilisée, du moins efficacement. A quoi bon donner une amende à celui allant à 200 Km/h sur une route limitée à 90 ? C’est un meurtrier dans l’âme, avant de l’être au réel. Enfin il semble qu’en France nous l’ayons compris, puisque notre premier voleur, pardon, notre président a mis en chantier, sur volonté personnelle qui l’honore fortement, une dure répression sur les routes.

Avant même le passage à l’acte, c’est à dire vote des lois, déploiement des dispositifs adéquats, des centaines de vies furent « économisées », terme adapté à notre société ne pensant qu’argent. Mais ces mesures coûtent de l’argent, très inutilement. Mettre radars, policiers, agents de recouvrements, poursuites judiciaires est bien, mais pourrait être fait mieux, autrement. Vous allez à 200 Km/h ?

Pas de problème, vous êtes un assassin. Pourquoi attendre que vous ayez tué un être humain pour vous sanctionner ? Quelle absurdité ! La faute avérée est-elle si différente de celle potentielle ? Parce qu’un enfant n’aura pas traversé devant votre bolide pour cette fois, vous ne serez que guère puni ; mais une autre fois où vous l’aurez renversé, vous aurez deux années de prison, pour une fois (espérons le) sans sursis ? Stupide ! D’autant plus que pour le conducteur moyen, c’est sûr, il conduit fort bien ; un enfant traverse, il le verra, le prévoira, saura s’arrêter. Il gouverne parfaitement son automobile : pas de danger avec lui.

Voilà ce qui à coup sûr produit 6.000 morts chaque année sur les routes françaises, et des centaines de milliers de blessés graves. Non. Pas de cela. Que faisiez-vous sur cette belle route ? Vous rouliez à tombeau ouvert ? Vous en étiez fort aise. Eh bien maintenant, allez à pied, cela fera un très bon exemple pour tous les autres. Voici le genre de solution qu’il faut appliquer : à cette individu on lui ôte sa voiture, la vend, en donne le prix à l’état.

Il pleure ? Se lamente (avec les juges parfois hélas) qu’il ne pourra plus travailler, que cela fera un chômeur de plus ? Qu’importe : mieux vaut un chômeur de plus, qu’un mort ou blessé en plus. D’ailleurs, si lui ou elle sera peut-chômeur, cela fera une place à quelqu’un d’autre. Et l’autre conduira peut être mieux que lui : mieux vaut mettre un mauvais conducteur au chômage qu’un bon. Avec ce genre de solution radicale et extrêmement efficace, pas de problème : tout le monde roulera très vite à la vitesse limite autorisée. Vous ne me croyez pas ?

Eh bien, je vais vous faire une confession : je fais partie de ceux, eh oui, qui roulent beaucoup plus vite que les limites autorisées. Je parle de ce que je connais. Je le fais parce que, comme les autres, je sais conduire ma voiture. Les accidents que j’ai pu avoir ne m’en ont pas encore dissuadé, même s’ils ont ébranlé mes certitudes.

Je continue à le faire, parce que je ne me suis jamais fait arrêter, ou plutôt, lorsque je l’ai été, la sanction fut si faible en regard du plaisir de conduire vite, qu’elle ne fut nullement dissuasive. Si l’on m’avait vendu ma voiture, je vous le certifie : je ne dépasserai plus jamais les limites de vitesse autorisées ! A vous de voir où est la vraie solution. En tout cas celle-ci non seulement ne coûte rien (pas de flics, radars, justice ou si peu…) et est ra-di-ca-le !

C’est très facile de piéger les voleurs : pourquoi ne le fait-on pas ?

Il est étonnant que dans aucun pays, à part aux USA et seulement pour les infractions importantes, on n’ait pas songé, (ou plutôt que visiblement on ne veuille pas) à piéger les voleurs de tout poil.

Imaginons en effet toutes les professions de dépanneurs d’électro ménagers, électricité, plomberie, automobiles, dans lesquels se recrutent beaucoup d’individus trichant, volant, cassant au besoin pour mieux pouvoir réparer, ou de préférence changer qui un moteur, un chauffe-eau… ce qui est plus rapide, facile, et lucratif, ou vous remplacent une pièce par une autre d’occasion sous couvert de neuf, voire ne la remplacent pas du tout simplement parce qu’elle n’était pas cassée ni en panne malgré leur déclaration…

Tous ces margoulins exploitant sans vergogne les personnes fragiles, âgées, ignorantes, ou impuissantes à coup de tarif prohibitif et de faux service rendu sont très faciles à piéger. Il suffit de le vouloir. Seule la volonté politique est absente.

On laisse les pauvres citoyens faire justice eux mêmes. Imaginons la personne à qui on a fait payer un prix exorbitant une réparation par exemple de robinet, avec en plus un dégât causé au mur par le chalumeau, le robinet n’ayant même pas besoin d’être changé car c’était un simple joint à remplacer. Cette personne s’est aperçue qu’elle s’est faite grugée. Elle porte plainte. Le robinet remplacé à tort, elle peut le mettre déjà à perte et profit, étant dans la parfaite incapacité à le prouver, maintenant que les travaux sont faits.

Il reste le prix et les dégâts au mur. Elle doit faire appel à un expert pour constater le problème, en chiffrer le prix, donner un montant de facture considéré comme normal ou habituel. Cet expert, elle doit le payer intégralement, en attendant éventuellement que le tribunal en fasse payer les émoluments en tout ou partie par la partie adverse. Le prix de cet expert est souvent rédhibitoire, parfois supérieur au montant contesté de la facture.

Imaginons que nonobstant tous ces travers, la personne, courageuse, inconsciente ou particulièrement opiniâtre, veuille continuer son action judiciaire. On le sait, les tribunaux sont encombrés, et classent souvent sans suite les supposées petites affaires, dont ferait probablement partie une affaire de robinet.
Soyons optimiste, l’affaire vient devant le tribunal. Au bout de plusieurs mois, dans le meilleur des cas, et si le plaignant obtient raison auprès de la machine judiciaire, ce qui est fort aléatoire, il aura une partie de ses dépenses remboursées, mais pas ses frais d’avocat, qui est pourtant souvent obligatoire.

S’il gagne, il éprouvera peut être en son for intérieur une délicieuse sensation de soulagement, son portefeuille probablement moins, et s’il compte le temps et l’énergie, l’énervement qu’il aura dépensés….

C’est pourquoi le professionnel incriminé rira sous cape. L’affaire le dérangera à peine dans son business florissant. Pour une affaire où il aura à peine perdu (une faible partie souvent de ses malversations aura été punie de fait, et pour le reste, il n’aura guère fait que se faire payer un prix pour une fois honnête, sans guère ou du tout de dommages et intérêts dont les tribunaux sont fort avares généralement, pour ne pas inciter aux poursuites qui pourraient alors se révéler lucratives) ; pour une affaire où il aura peu ou pas perdu, combien de lucratives en pure et constante amnistie de fait.

En fait, on peut se demander pourquoi, au vu de ce qui précède, il existe encore des gens honnêtes !
On l’aura compris, c’est à la chose publique de protéger les citoyens. Il suffit d’amener les divers professionnels devant des pannes factices dûment contrôlées par des gens assermentés, et de le faire plusieurs fois afin de ne pas risquer de sanctionner l’erreur toujours possible par exemple.

Par contre, une fois la malhonnêteté enregistrée à répétition, il faudra la punir très lourdement, de façon à en faire des exemples à ne pas suivre. Le téléphone arabe fonctionnant très bien en la matière, on peut être assuré que le nombre de mensonges des pourris de tout poil chutera de manière très significative, et restera à un taux très bas tant que la pratique de vérification des professionnels par d’autres professionnels impartiaux et assermentés, eux aussi contrôlés, existera.

On objectera que tout cela coûtera cher, est proche de la délation, inacceptable dans un pays démocratique. Ces arguments sont risibles. Cela peut coûter zéro dans la mesure où l’on fera fort cher payer toutes les personnes trouvées. La délation, c’est dénoncer dans un pays totalitaire, là où aucune loi ne s’applique, ou ne s’applique que contre les faibles. Une véritable démocratie, c’est là où l’égalité existe, et non où il faut souvent s’y connaître presque autant que le professionnel pour pouvoir ne pas trop se faire gruger.

On peut rêver, imaginer que ce contrôle extrêmement efficace puisse s’appliquer dans tous les domaines : prostituées maquées de force, vols de vélos ou d’autos. Avec une puce électronique on peut désormais tout marquer, même les personnes, et ensuite sans danger ni poursuite, les suivre à la trace. Un vélo à peine fermé d’un petit antivol que n’importe quelle pince ou scie peut ouvrir en une minute, c’est bien tentant pour un voleur.

Il le fait, ou le suit jusqu’à ses commanditaires ou receleurs s’il s’agit d’un réseau (surtout pour le vol organisé des voitures en fait, passant très vite les frontières par exemple ou maquillées). C’est si simple, si efficace. une information préalable est nécessaire pour considérablement refroidir toutes les malfrats potentiels, et mettre en prison ceux réfractaires à la nouvelle donne, mais elles comprendraient fort rapidement leur véritable intérêt.

On peut s’étonner que ces solutions si simples ne soient pas appliquées depuis fort longtemps. En fait, les personnes malhonnêtes s’interpénétrant, elles n’ont nullement intérêt à ce que celles d’en bas ou d’autres secteurs soient privées de leur manne, car la contagion se fait dans les deux sens : négatif. La saleté appelle à davantage de saleté, et le bon : en amène davantage. Quel horreur que cette vision pour tous les malhonnêtes. Or, nos hommes politiques et nos dits décideurs étant très largement dans la catégorie des celles-ci, elles n’ont nul intérêt à ce que tous les trafics cessent ni même qu’ils soient atténués.

Citoyens, réveillez vous, sinon cela ne cessera jamais. Mais… êtes-vous sûr que vous aussi n’en profitez pas non plus ? Réfléchissez bien… votre feuille d’impôt par exemple, la tricherie étant paraît-il le sport national des français ; au boulot, là où vous « empruntez » une gomme ou un crayon pour vos enfants, discutez au lieu de travailler ; grillez un feu rouge ou faites un excès de vitesse… que de bonnes raisons de ne pas vouloir que cette nouvelle probité puisse vous atteindre un jour.

Mais réfléchissez bien surtout, les avantages que vous en retireriez seraient infiniment supérieurs aux petits ou grands profits que vous prenez à vos malversations. Si vos impôts servent davantage aux français qu’à engraisser des incapables ou des voleurs ; qu’en entreprise vous soyez mieux payé et traité en fonction de votre travail ; que vous ou vos proches ne soyez plus si probablement atteint un jour par un accident de la circulation, alors dans ce cas, ne serait-ce pas mieux de changer de société humaine ? ? ?

Rêvez un instant un monde où vous pourriez laisser votre voiture, maison non cadenassés ; appeler un artisan en étant sûr du bon service rendu à un prix honnête ; être dans la rue sans risque d’agression verbale ou physique... ce monde est possible, il n’est pas besoin de rêver pour l’acquérir. Il suffit de punir efficacement les voleurs, leur permettre aussi de changer, les y encourager, enfin de faire un partage national et de préférence mondial des richesses. Vous n’y êtes pas prêt ? Alors continuez à vivre dans ce monde s’il vous plaît tant. Et tant pis pour les tristes résultats prévisibles. Mais vous les avez sûrement déjà rencontrés dans votre vie.

Le fichage nécessaire des criminels, notamment des récidivistes

Incarcéré en 1990 puis condamné en 1992 à vingt ans de réclusion pour viol, M. Blanche avait été libéré en 2002 après avoir bénéficié de huit ans de remise de peine. Il est soupçonné d'avoir commis sept viols depuis sa libération. Vingt ans de prison, douze seulement d’effectués.

Les augustes responsables vous assurent qu’il est impossible de faire autrement, ou sinon les prisonniers deviendraient ingérables. Comme dans l’univers social d’où ils viennent le plus souvent, la violence permet de se faire respecter en prison, et parfois même obéir par les mafias qui s’y récréent ou s’y perdurent. Il faut réformer ce système pénitentiaire débile, apte seulement à empirer l’enracinement criminel des dits irrécupérables, et d’y plonger les néophytes que leurs aînés sont pressés d’initier dans l’horreur.

Le ministre de l'intérieur (2003) M. Sarkozy insiste sur la nécessité de disposer d'un fichier national des délinquants et criminels sexuels et celle d'un suivi thérapeutique obligatoire. un tel fichier "permettrait aux services de police de savoir à tout moment, en cas de crime, si un criminel connu réside à proximité. "Je n'accepte plus de rester interdit devant une mère ou un père de victime qui me hurlent leur colère à l'idée que l'Etat a laissé s'installer un monstre à côté de leurs enfants sans prévenir personne, et sans le surveiller".

La question d'un fichier recensant les délinquants sexuels est au centre d'une polémique opposant Nicolas Sarkozy et Elisabeth Guigou, ancienne garde des sceaux du gouvernement Jospin.
Le suivi socio-judiciaire existe bien dans les textes depuis juin 1997 mais n'a jamais pu être appliqué faute d'avoir prévu les moyens correspondants.

C’est très bien tout cela, mais s’il semble nécessaire d’inscrire le plus possible de criminels dans un tel fichier, avec marquage de leur empreinte génétique, seule apte à les reconnaître formellement, il ne faut pas non plus les jeter en pâture à l’opinion publique, comme les anglais l’ont fait pour leurs pédophiles, poussant ceux-ci à la clandestinité, au suicide, et au très fort ressentiment à l’égard de l’ensemble de la société : étrange façon de les pousser à se rédempter.

Le fichier ne doit être accessible qu’aux services concernés, dans un but de prévention, d’élucidation rapide d’éventuelles affaires sans attendre qu’elles ne s’élargissent dans leur lot d’horreurs, mais aussi d’éducation en ne laissant aux criminels aucune échappatoire, ne leur permettant que de suivre les grandes lignes normales reconnues par la société, à condition évidemment que celle-ci leur en donne les moyens.

Mais par contre, pourquoi donc réserver ce fichier seulement aux violeurs et pédophiles ? Un fou meurtrier est-il moins répugnant ou dangereux ? et les délinquants de toutes sortes, allant jusqu’aux voleurs de vélo et simples, « simples » cambrioleurs ? Ils ne sont pas dangereux ceux-là ? Pourtant, combien ont-ils sous le coup de la panique assassiné ou roué de coups allant jusqu’à la mort, voire torturé tranquillement leur victime.

Et que dire de ce sentiment profond de viol, de perte totale de confiance en la société de toutes ces victimes à qui les policiers font tout pour faire renoncer de porter plainte, à la fois :
1/ poussés par leur hiérarchie soucieuse de respecter le souhait politique de voir les chiffres de la criminalité baisser, sinon dans les faits, du moins dans les statistiques bidon ;
2/ désireux de baisser leur travail administratif et routinier pour lequel ils ne se sont pas engagés dans ce métier ;
3/ ils savent parfaitement inutile de poursuivre une enquête, puisqu’ils n’auront ni le temps ni les moyens pour retrouver les malfaiteurs, que de toutes manières la justice s’empressera de laisser libres.

Ces bons esprits que tous les français subissent, puisque ce sont eux qui décident des lois, poussent des cris d’orfraie devant tant de limitations aux libertés personnelles. On peut se demander s’ils ont seulement songé une fois que ces libertés dont on parle, il s’agit de les restreindre seulement à ceux en ayant abusé, afin de renforcer tous ceux, l’immense majorité des français, qui, eux, les ont respectées toute leur vie. Ils ne vivent pas à coté des petites frappes, ont parfois leur garde du corps personnel, et dans les beaux quartiers où ils se trouvent généralement, il n’y a guère ou pas de risque de se faire agresser.

C’est par ailleurs du grand guignol, celui précisément que les politiciens, dans toute l’horreur du mot, affectionnent tout au long de leur carrière. Car, au maximum, il se trouverait dans ce fichier quelques dizaines de milliers de noms, correspondant tout simplement à ceux déjà épinglés dans leur casier judiciaire, que ces mêmes politiciens ne dédaignent pas d’utiliser tous les jours.

De plus, tous les français honnêtes sont déjà ultra fichés, puisque tous les paiements faits avec leur carte bancaire, tous leurs appels téléphoniques depuis leurs portables permettent aux services de police de repérer tous leurs déplacements à quelques dizaines de mètres près, tout en écoutant leurs conversations par téléphone ou mail par exemple.

De plus, cette plus forte efficacité de répression potentielle entraînerait sans doute une chute vertigineuse de toutes les infractions subies par tous nos concitoyens. En effet, la célèbre peur du gendarme est, comme chacun le sait, la première condition au respect des autres. Seulement après vient un réflexe citoyen réel. A ceux en doutant, on peut leur conseiller de se rendre dans les hélas très nombreux quartiers français où les déjà petites frappes, pourtant âgées de moins de dix ans souvent, répètent à tous leurs copains que les policiers sont des êtres bons à tuer, et que de toutes façons ils ne peuvent rien contre vous tant que vous êtes mineurs.

Même si en allant chercher quelques lois on peut leur prouver, et des policiers le font parfois au sein des collèges et écoles primaires, que l’arsenal répressif de la république peut aussi les atteindre, ils n’en ont cure, rigolent doucement ou bien en face, tant leur insolence n’a guère ou pas de limite, car ils savent que la balance de la justice ne les frappe jamais, au grand dam de l’ensemble des honnêtes gens, mais pas pour les politiciens pourris, véreux, nullissimes qui nous représentent.

Etrangement, la tutelle pénale, qui obligeait le juge à être plus sévère avec le récidiviste, a été supprimée en 1981 par la loi sécurité et liberté. Les minima de peines ont été abrogés dans le code pénal de 1994. Cela fait que la loi pénale n'est pas assez dissuasive vis-à-vis des récidivistes, notamment les délinquants d'habitude. Il faut instaurer pour eux des peines plancher afin qu'ils comprennent que le risque qu'ils prennent n'en vaut pas la chandelle.

Les Français ne supportent plus de voir une infime minorité se comporter en situation de quasi-totale impunité. L'une des pistes de M Sarkozy prévoit que le tribunal serait contraint de prononcer une peine de prison lors d'une première récidive, le juge pouvant assortir la sanction d'un sursis avec mise à l'épreuve. En cas de récidives ultérieures, les magistrats n'auraient d'autre choix que d'appliquer des peines fermes, qui iraient crescendo.

Il est absolument aberrant de voir ces jeunes ayant reçu déjà des dizaines (!) de condamnations n’effectuer qu’un mois de prison, et encore avec sursis. Rappelons le : des dizaines de condamnations, cela veut dire des centaines ou des milliers d’actes illégaux. Ce sont eux qui ouvrent et volent votre cave, garage, logement ; cassent votre voiture, roulent à tombeau ouvert sans assurance ni permis, taguent, cassent. Quelles sont les pires responsables : celles-ci, ou toutes celles leur permettant d’exercer en toute impunité de fait ?

17/11/2006

L’impunité de fait des jeunes non punissables de fait par la loi actuelle

Des tags sur les immeubles, dans les couloirs et paliers mêmes, sur tout bâtiment. Tout cela coûte cher, en nettoyages, pose de peintures anti tags, et aussi par l’effet de contagion : la SNCF et la RATP le savent bien : il suffit de ne pas nettoyer ou réparer un matériel mis à la disposition du public pour que les dégradations volontaires s’enchaînent rapidement, le moins appelant le moins, en une spirale infernale. Cela amène à un sentiment d’insécurité, d’impuissance des adultes à vivre dans un quartier sain, et les petites frappes ont à contrario un sentiment de puissance, se retrouvent dans leur monde qu’ils dégradent joyeusement.

Des petits vols, larcins pourrait-on dire, de nuit dans les parkings : vitres de voitures brisées pour prendre un auto radio ou un objet oublié ; comme on cueillerait une fleur : on fait son marché. Les vols peuvent être importants à l’occasion, mais sont toujours traumatisants pour la victime qu’ils renforcent dans son sentiment de ne rien pouvoir y faire. Les policiers se plaignent de toutes ces individus qu’on prend sur le fait des dizaines de fois et qu’on remet en liberté, du fait de leur jeune âge, de la faiblesse relative de leurs larcins, de l’impuissance des magistrats face aux textes de loi empêchant toute répression sérieuse contre les mineurs. Mais qu’on imagine : prendre des dizaines de fois en flagrant délit, comme le réclame une loi délirante, amplement favorable aux multi récidivistes, signifie que ces personnes ont forcément commis des centaines d’actes délictueux que l’on a jamais pu relier à leur auteur. Et tout cela en totale impunité de fait.

Alors tous ces enfants volant, rackettant, taguant, détruisant, exerçant leur agressivité, leur mal être en toute impunité, on voudrait subitement les voir à l’âge de la majorité devenir des petits anges, après avoir semé l’enfer autour d’eux une bonne douzaine d’années. C’est dire l’irresponsabilité de la société.

Vous passez dans la rue, ils ou elles (les filles deviennent de plus en plus agressives, parfois davantage que leurs collègues masculins, très redoutables en bandes) vous regardent avec insolence ; mais gare à vous si vous les regardez ne serait-ce que quelques secondes, c’est alors signe d’agressivité, et il risquerait de vous en cuire ; par contre vous devrez subir leurs regards lourds de haine accumulée contre l’univers entier, et donc contre vous qui à leurs yeux le représente. Ils crachent dans la rue, fument leur drogue ou se piquent contre vos immeubles, ou sur vos paliers ou dans vos parkings. Ils parlent fort, sifflent, surtout la nuit lorsqu’il n’y a plus un bruit dehors, se hélant à trente mètres de distance, ou carrément discutant le bout de gras, du treizième étage au rez de chaussée.

Ils passent en scooter débridé, au bruit pétaradant suffisant pour réveiller des milliers de personnes sur leur passage, en toute illégalité. Sur leurs deux roues, ils jouent à la course dans les voies et lieux piétonniers, mais vous insultent de la plus forte manière dès que vous leur demandez gentiment de rouler moins rapidement, à cause des personnes âgées, des enfants en bas âge, n’osant pas trop leur rappeler que ces lieux sont interdits à tout engin à moteur. Parfois ils ne s’en rendent même pas compte d’ailleurs, ayant depuis longtemps, depuis toujours pour certains, oublié toute référence à la loi et au civisme. Pour eux seul compte le fait d’être libre de faire ce qu’ils veulent, refusant avec la plus rare violence qu’on leur dicte quoique ce soit, et surtout pas ce qui pourrait leur rappeler une autorité quelconque qu’ils vomissent à l’avance.

Utilité des peines: la haine n’en est que le résultat actuel

Amenés par une triste vie psychique, matérielle, héréditaire ou autre à commettre des crimes, les criminels sont parfois considérés comme des êtres pervers par la médecine psychiatrique, c’est à dire comme des êtres impossibles à remettre dans le droit chemin. Ils ont eu droit à leur peine de prison, parfois à perpétuité.
Perpétuité, cela veut dire à vie, mais hypocrisie suprême de la société, sachant que cela n’est jamais le cas, elle est parfois assortie d’une peine incompressible pouvant aller jusqu’à trente années, c’est à dire qu’au maximum la perpétuité peut alors aller jusqu’à trente ans, en théorie bien sûr.

En général les criminels écopent d’une peine bien inférieure, surtout s’ils ont tué par crime passionnel, la plupart du temps en effet les jurés considèrent que la passion, l’amour qui fait tuer peut bénéficier de circonstances atténuantes. Ainsi, celui qui a ôté toute une vie, c’est à dire en moyenne une cinquantaine d’années, ne reste que cinq à dix ans en prison, puis peut considérer qu’il a payé sa dette à la société, sans rien devoir à la famille et aux amis de la victime, qui eux passeront le restant de leur vie avec leur souffrance quotidienne. Quoiqu’il en soit, par la suite, statistiquement, un criminel sur trois qu’on libère recommencera à tuer. Cela fait beaucoup, et de plus le circuit peut continuer ainsi. Mais généralement, après trois récidives, on laisse bien plus longtemps le criminel en prison. Mais que de temps perdu, de souffrances endurées, de vies gâchées, à commencer même par celle du violeur, ou tueur multirécidiviste qu’on aurait pu arrêter plus efficacement immédiatement.

Les peines de prison ne servent pas à grand chose. Si elles sont courtes, elles servent de faire valoir aux petites frappes une fois de retour dans leur quartier ; plus longues, elles donnent « la haine » comme le disent aux protagonistes les subissant, alors que de la haine contre la société, leur famille, leur vie, ils n’en manquent généralement déjà pas. Rééduquer par un suivi psychologique les condamnés durant leur détention, les obliger à effectuer un travail, quel qu’il soit, pour leur apprendre un métier, les obliger à s’habituer à œuvrer serait bien, quitte à leur mettre un boulet aux pieds, bonne vieille méthode d’autrefois, ou plus moderne, une puce informatique dans le corps pour facilement pouvoir les retrouver par exemple.

Il serait sain pour la société de les obliger à rembourser entièrement les conséquences de leurs actes, pour autant qu’ils le soient. En tout cas on pourrait faire un effort en ce sens, car un an de prison n’a jamais dissuadé quelqu’un de faire fortune en quelques mois en vendant de la drogue, ou cambriolant à répétition des endroits bien ciblés, si besoin arme au poing.

Pour les cas les plus graves, viols, meurtres, tortures… le mieux serait de détruire la partie de cerveau correspondant à l’agressivité. Cela ne résoudrait certainement pas tous les cas, mais irait dans le bon sens, pour le profit de tous, y compris du principal protagoniste victime première de ses agissements sans doute incontrôlables. Les bons esprits crieront au fascisme peut être, mais il est sans doute plus inhumain d’enfermer quelqu’un des années ou dizaines d’années, sans suivi psychologique généralement, sans activité réelle le plus souvent, le laissant revenir dans la société sans argent, formation, relations, le condamnant de manière quasi certaine à revenir, par manque de choix, dans ses anciens démons, plutôt que de le suivre psychologiquement, matériellement, l’empêcher ou le freiner sérieusement de recommencer, tout en l’obligeant, sa vie durant, à aider à réparer les torts qu’il aura pu causer.

16/11/2006

Un moyen trop simple de punir les malfaiteurs, petits ou grands

Il est parfaitement aberrant de constater que des racailles ne disposant officiellement d’aucun revenu ont par exemple des voitures fort chères. Un simple aller en voiture, le coffre plein de cannabis, suffit à rapporter 30.000 euros. Il suffirait de leur demander d’où leur viennent leurs revenus pour acheter de tels véhicules (mais aussi d’autres biens, immobiliers notamment) pour les confondre, et au moins leur retirer le produit de leurs crimes. Les lois permettant de le faire existent, mais ne sont pas utilisées afin de ne pas porter atteinte aux libertés fondamentales paraît-il ! La bonne blague. Essayez de frauder vos impôts, et vous verrez comment sont foulées au pieds ces belles libertés ! Cette administration est en effet toute puissante pour vous demander le moindre relevé de toutes vos dépenses, vous obligeant à prouver l’origine de toutes vos rentrées d’argent, pouvant parfaitement, et ne s’en privant d’ailleurs pas, relever votre chiffre d’affaires estimé, pour peu que vous ayez une activité commerciale, traquant le moindre signe de confort de vie matériel.

Les moyens légaux de faire cesser une partie des trafics en tout genre en portant un coup sévère à leurs auteurs via le produit de leurs vols, exactions, agressions, proxénétisme… existe. Question : pourquoi n’est-il pas mis en œuvre ? Vous ne devinez pas ? Vraiment pas ? Allons, un petit effort… Réfléchissez un peu : vous avez gagné de l’argent en violant les lois de la république. Celle-ci peut vous demander de prouver l’origine de cet argent, pouvant ainsi tuer dans l’œuf bien des affaires. Elle ne le fait pourtant pas, malgré tous ses beaux discours, préférant faire payer par tous les français nombre de nouvelles embauches de policiers, juges, construction de prisons, tout cela faisant le bonheur de tous les trafiquants en tout genre, prospérant sur leurs saletés. Il serait pourtant simple de leur demander des comptes sur l’origine de leurs biens. Alors pourquoi la république ne le fait-elle pas ?

Vous ne voyez toujours pas ? Eh bien, il semble que le discours officiel est bien entré tout entier en vous. C’est pourtant simple : avez-vous songé aux fortunes des hommes politiques ? Eux aussi gagnent bien souvent malhonnêtement leur fortune, ainsi que tous leurs petits copains affairistes, mais à un tout autre niveau : national, ou davantage. Et si on leur demandait à eux aussi l’origine de leurs fonds ? Mais ce serait une véritable catastrophe ! Ils ne pourraient plus rien faire. Evidemment, quand ils ne sont que de petits délinquants dits en col blanc, le différentiel de leurs revenus est peu important, et ne se voit guère.

Par contre, au fur et à mesure qu’ils avancent dans la corruption, malversation, cela augmente. Bientôt, les caisses noires, le compte en Suisse ne suffit souvent plus. C’est bien beau tout cela, mais il faut bien profiter de l’argent un jour ou l’autre. Et là, il faut le sortir, le dépenser en somptuosités, comme on le voit dans de rares affaires sorties judiciairement, où les protagonistes offrent un appartement de 150.000 euros à un proche, gagnent plusieurs millions d’euros dans un rôle d’intermédiaire véreux dans une affaire, par exemple la vente frauduleuse de frégates à Taïwan, la corruption des dirigeants gabonais par la société Elf… Evidemment, tout cela n’est que le bout de la pointe de l’iceberg. Que des affaires arrivent à sortir au grand jour, alors que ces messieurs dames les corrompus tiennent une bonne partie du monde judiciaire, policier, les lois, tient du prodige pour les juges intègres et courageux. Toujours à leur détriment d’ailleurs, car traînés dans la boue, soumis à la vindicte publique, les menaces d’ordre privé, la cessation de l’avancement de leur carrière.

Mais donner un coup de bâton, si mérité soit-il, ne suffit pas. Et c’est là une des faiblesses majeures de toute politique de répression, de ne pas s’attaquer aux racines mêmes du mal. Elles sont multiples : désœuvrement, abandon de toute valeur morale, ghettos urbains avec les cités, les quartiers ou les simples rues que tout le monde évite, car mal famées ; non brassage ethnique, social, générationnel de populations, mauvais exemple donné par le haut de la société, justifiant toute dérive sociale ; chômage, salaires bas, métiers à statut précaire, où le patron peut de fait imposer de mauvaises conditions de travail ; mauvaises conditions de vie : bruit, promiscuité, durée du trajet pour aller au travail, infrastructures de transport et autres services publics.

Il est courant qu’un juge ait à juger 70 affaires dans une matinée…. Jugez vous-mêmes de son efficacité. C’est pourquoi la plupart d’entre eux se servent abondamment de l’arme du classement sans suite. Imaginez que vous ayez porté plainte contre quelqu’un vous ayant volé les roues de votre voiture, ou vous ayant insulté, frappé, proféré des menaces de mort par exemple. Confiant dans la justice, mais sachant ses lenteurs, vous patientez sagement au long des mois que votre affaire vienne à être plaidée. Au bout d’un certain temps, vous vous alarmez cependant du long délai, téléphonez au palais de justice pour demander où en est votre affaire. On vous répondra bien gentiment qu’elle est close, par un classement sans suite. Ben oui, c’est ça la justice française : on ne juge pas votre affaire, la jugeant trop peu importante par exemple, ou trop confuse, preuves pas assez décisives, et on la ferme, mais sans vous avertir : ils ne sont pas obligés de le faire, alors pourquoi se gêner, surtout étant donnée la somme de leur travail.
Mais là encore, la fameuse égalité de notre devise française est bafouée : selon la région, le travail et le nombre de magistrats, le pourcentage de classements sans suite peut aller du simple au double. Belle justice décidément !